La pression sécuritaire s’accentue à Lubumbashi. À la suite d’une série d’opérations menées par les services de renseignement en synergie avec les forces de défense et de sécurité, quatre groupes criminels ont été neutralisés puis présentés officiellement aux autorités urbaines.
Lors de cette présentation, la maire ad intérim, Joyce Tunda Chansa, a lancé un appel ferme à la vigilance citoyenne, exhortant la population lushoise à dénoncer tout mouvement ou comportement suspect dans les quartiers afin de renforcer la lutte contre l’insécurité urbaine.
D’après les éléments communiqués par les services spécialisés, les bandes démantelées seraient impliquées dans plusieurs actes graves : attaques ciblées, enlèvements, agressions à l’arme blanche et homicides.
L’un des faits les plus préoccupants demeure l’implication présumée d’un militaire dans la coordination d’un réseau criminel. Ce groupe s’attaquait notamment à des chauffeurs, retrouvés ligotés après avoir été dépouillés de leurs biens. Une autre cellule opérant au quartier Mampala 2 est accusée d’avoir ôté la vie à un citoyen lors d’une agression violente.
Ces révélations mettent en lumière une criminalité de plus en plus structurée, capable d’exploiter la vulnérabilité de certains quartiers, notamment la commune Annexe et Mampala 2.
Face à cette recrudescence, l’autorité municipale adopte une posture de fermeté.
« L’État ne se lassera jamais de traquer les inciviques qui sèment la désolation dans nos familles », a déclaré Joyce Tunda Chansa, réaffirmant la détermination des institutions à restaurer l’ordre public.
Elle a également exprimé son indignation face à la présence d’un homme en uniforme parmi les suspects, rappelant que la mission première des forces armées demeure la protection des citoyens.
Les présumés malfaiteurs seront déférés devant les juridictions compétentes, sans privilège ni protection institutionnelle, a assuré la maire intérimaire. Cette précision vise à dissiper toute perception d’impunité, particulièrement sensible lorsque des membres des forces régulières sont mis en cause.
Au-delà de la réponse sécuritaire, les autorités insistent sur la responsabilité collective. La mairie appelle ainsi les habitants à signaler toute activité suspecte et à collaborer étroitement avec les services compétents.
Guillaume MABALA