Ituri : L’ANAPECO de Bunia s’oppose à l’autorisation des filles enceintes à l’école

Illustration d'une élève de l'école secondaire enceinte en uniforme

Des voix s’élèvent en Ituri contre la décision du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), qui autorise les élèves enceintes à poursuivre leur scolarité sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo (RDC).

Parmi les opposants figure David Mputu, président provincial de l’Association Nationale des Parents d’Élèves et Étudiants du Congo (ANAPECO) en Ituri. Il estime que cette mesure risque de banaliser la sexualité au sein des établissements scolaires.

« Je ne souhaite pas voir des filles circuler avec des grossesses à l’école. Il est préférable de renforcer les campagnes de sensibilisation à l’abstinence afin de préserver l’avenir des jeunes filles », a-t-il déclaré.

David Mputu reconnaît que permettre aux jeunes mères de reprendre leurs études après l’accouchement est une démarche encourageante. Toutefois, il rejette l’idée qu’une élève enceinte puisse continuer les cours dans cet état.

« On n’interdit à personne d’étudier, mais il faut une certaine discipline sur le plan sexuel. De nombreux enfants sont nés dans ces circonstances, sans que les responsables n’en assument les conséquences. Le plus important, c’est de sensibiliser à une sexualité responsable », a-t-il ajouté.

Pour rappel, dans une circulaire publiée le lundi 14 juillet 2025, le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a formellement interdit l’exclusion des filles enceintes du système scolaire congolais, dans une démarche inclusive et éducative.

Olivier OKANDE MAYO/Ituri

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