Dans un communiqué officiel publié le lundi 28 juillet 2025, dont journaldesnations.net détient une copie, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a exprimé sa profonde compassion et adressé ses condoléances aux familles des victimes du massacre perpétré dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet à Komanda, dans la chefferie des Basili, territoire d’Irumu (province de l’Ituri).

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a condamné avec la plus grande fermeté cette attaque attribuée aux rebelles ADF/MTM affiliés à l’État islamique (ISCAP). L’assaut a été mené dans une zone couverte par l’opération militaire conjointe « Shujaa », menée depuis plusieurs mois par les FARDC en collaboration avec l’armée ougandaise (UPDF).
Dans son message, la cheffe du gouvernement appelle la population locale à ne pas céder à la peur et à continuer de faire confiance aux forces de défense et de sécurité.
« Son Excellence Madame la Première ministre exprime ses sincères regrets et toute sa sympathie envers les familles endeuillées. Elle invite également la population à garder espoir et à faire confiance à nos forces de sécurité, pleinement engagées pour la protection des personnes et de leurs biens », peut-on lire dans le communiqué.
Le texte a été rendu public par la 3ᵉ zone de défense des FARDC, basée à Kinshasa.
Face à la douleur ressentie par la communauté locale, notamment les familles frappées par ce drame, le gouvernement a annoncé la mise en place de mécanismes appropriés pour une prise en charge efficace et coordonnée des victimes, ainsi que le renforcement des stratégies visant à neutraliser les violences terroristes dans les zones à risque.
L’inhumation des victimes, en majorité des fidèles catholiques membres du groupe de la Croisade eucharistique, a eu lieu ce même lundi 28 juillet à la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda, dans la chefferie des Basili.
La cérémonie, empreinte d’une vive émotion mais marquée par la dignité et la sécurité, s’est déroulée en présence des autorités politico-administratives, coutumières, ecclésiastiques ainsi que de nombreux civils affectés par le drame. Vingt-quatre (24) corps ont été enterrés dans une fosse commune, creusée avec l’appui logistique de la MONUSCO, partenaire du gouvernement congolais.
Malgré la situation sécuritaire toujours fragile à Komanda, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) affirment maintenir le contrôle de la zone.

Olivier OKANDE MAYO / Ituri