Le village de Babesua, situé sur l’axe de la Route nationale n°4 en territoire de Mambasa, a été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles Allied Democratic Forces dans la soirée du 16 mars, aux environs de 20 heures.
Selon des sources locales, le bilan provisoire fait état d’au moins 11 civils tués et de plusieurs habitations incendiées. Le village a été en grande partie réduit en cendres, contraignant les survivants à fuir vers des zones jugées plus sûres.
Contacté par la presse, Me John Vuleveryo Musombolwa, de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH/Mambasa), évoque une attaque d’une extrême violence.
« Babesua a été la cible d’une attaque barbare des ADF. Au moins 11 civils ont été tués et les habitations incendiées », a-t-il déclaré.
Au-delà du village attaqué, la situation reste préoccupante dans plusieurs agglomérations situées le long de la RN4, notamment Badengaido, Epulu et Salate. Ces localités connaissent un climat de peur marqué par des déplacements de population.
Dans ces zones, les activités socio-économiques tournent au ralenti, tandis que certaines écoles ont fermé leurs portes. Cette situation traduit l’impact direct de l’insécurité persistante sur la vie quotidienne des habitants.
« Plusieurs localités sont aujourd’hui presque désertées, avec un déplacement massif des populations », a ajouté la même source.
Cette nouvelle attaque illustre, une fois de plus, la fragilité de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, où les populations civiles restent exposées aux violences des groupes armés.
Gloire Tsongo