Depuis plusieurs mois, plus de 7.000 déplacés ayant fui les violences meurtrières dans les provinces du Maï-Ndombe (territoire de Kwamouth) et du Kasaï (insurrection de Kamwina Nsapu) vivent dans des conditions précaires à Kikwit, principale ville politico-économique de la province du Kwilu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo.

Répartis sur neuf sites d’hébergement, certains vivent dans des familles d’accueil, d’autres dans des églises. La majorité sont des femmes, dont plusieurs ont perdu leurs maris lors des massacres. D’autres, sans abri stable, tentent de louer des maisons, souvent avec des dettes de loyer impayées.
« Depuis que je suis ici avec d’autres déplacés, les assistances sociales se font rares », témoigne Thérèse Tshimangata, déplacée de Kamwina Nsapu, hébergée au site de Kazamba.
Face à cette détresse humanitaire, la Croix-Rouge s’est rendue ce mercredi 30 juillet 2025 au site de Kazamba pour s’entretenir avec les déplacés et évaluer leurs besoins.
« Notre présence ici est un signe d’amour et de compassion. Nous voulons d’abord comprendre comment vous vivez, quels sont vos besoins, dans quel contexte vous évoluez. Nos volontaires passeront dans vos lieux d’hébergement pour évaluer concrètement vos difficultés avant toute assistance », a déclaré le professeur Dudu Musway, président de la Croix-Rouge, ville de Kikwit, lors de son intervention.
L’aide à venir s’inscrit dans le cadre du projet humanitaire HP2, qui vise à soutenir les personnes vulnérables en situation de détresse.
À noter que parmi ces déplacés de Kwamouth et Kamwina Nsapu, plusieurs ont perdu leurs enfants, faute de soins médicaux adéquats.
Badylon KAWANDA BAKIMAN/Kasaï