Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, mardi 10 mars 2026, avoir abattu avec succès deux drones ennemis appartenant à l’armée rwandaise (RDF) et à leurs alliés de l’AFC-M23 à Mikenge, dans la zone de Minembwe, en province du Sud-Kivu. Selon l’armée congolaise, cette incursion constitue une nouvelle violation de l’espace aérien congolais.
Dans des vidéos rendues publiques, les FARDC ont également présenté des images montrant les débris de ces drones tombés au sol.
« Ces engins leur appartiennent. Nous allons vous démontrer comment nous sommes forts ici à Mikenge », a déclaré un militaire congolais, filmé devant les débris des appareils.
Selon plusieurs sources sécuritaires, l’armée congolaise comme les rebelles de l’AFC-M23 recourent désormais à l’utilisation de drones sur plusieurs lignes de front dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Pour les forces armées congolaises, cet incident constitue une nouvelle escalade.
« Cet acte d’agression constitue une nouvelle provocation et une violation de l’Accord de Washington. Cependant, nos forces restent vigilantes, disciplinées et prêtes à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Les FARDC continueront de protéger notre ciel, notre territoire et notre population contre toute menace », ont affirmé les forces armées.
Dimanche 1er mars, les FARDC avaient déjà annoncé la destruction de quatre drones kamikazes attribués à l’AFC-M23, soutenue par Kigali. Ces engins, interceptés puis abattus, auraient visé l’aéroport international de Bangboka à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Djiress BALOKI