Lubero : un enseignant et taximan moto tué par balles, la société civile exige des mesures urgentes

Katembo Kavunga Joël, enseignant au CS de Lagombé à Lubero

Au Nord-Kivu, le territoire de Lubero a enregistré, dans la soirée du vendredi 27 mars 2026, un nouveau cas de meurtre. La victime, Katembo Kavunga Joël, enseignant au CS de Lagombé, a été tuée par balles dans la localité de Ndando, située à l’entrée sud de la ville de Butembo, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon les premières informations, la victime, qui exerçait également comme conducteur de taxi-moto, aurait été abattue par deux individus présentés comme ses passagers. Après leur forfait, les assaillants ont pris la fuite, emportant la moto de la victime ainsi qu’une importante somme d’argent.

Le crime s’est produit non loin de l’espace DEWELL, à proximité d’une église de la 8ᵉ CEPAC, une zone pourtant très fréquentée. Dans un communiqué de presse, la Société civile du Congo (SOCICO) indique que cet acte criminel intervient seulement deux jours après un autre drame survenu le mercredi 25 mars 2026.

« Il s’agit d’un jeune garçon tué par des bandits non encore identifiés, qui avaient abandonné son corps sans vie dans une fosse de toilette en cours de construction à Kaliva, dans la cellule Irangya, commune de Mususa », peut-on lire dans ce document.

Face à cette série d’actes violents, la coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo dénonce une détérioration inquiétante de la situation sécuritaire, notamment sur le tronçon Njiapanda-Kyambogho, sur la route nationale n°2, à l’entrée sud de Butembo. Cette zone est désormais considérée comme un véritable foyer d’insécurité, où les usagers sont régulièrement confrontés à des hommes armés.

Parmi ses recommandations, la SOCICO exige l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs de ces crimes et de les traduire en justice.

« Les services de sécurité doivent renforcer les dispositifs nocturnes et instaurer des patrouilles régulières sur le tronçon Njiapanda-Mususa », préconise-t-elle, appelant également à des « opérations de bouclage systématique dans les quartiers des communes de Mususa et Kimemi, afin de traquer les criminels et récupérer les armes en circulation ».

Au gouvernement congolais, la SOCICO demande par ailleurs d’accélérer le processus de désarmement des groupes armés, considéré comme l’un des principaux facteurs de la prolifération des armes à feu dans la région de Butembo et dans le territoire de Lubero. Cette partie du Nord-Kivu reste en proie à l’activisme des rebelles de l’ADF ainsi que de groupes armés locaux, parfois engagés aux côtés de l’armée congolaise dans la traque du M23.

Djiress BALOKI

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