Treize civils, dont trois enfants, ont été tués dans la nuit du samedi à dimanche 23 novembre 2025 lors d’une incursion d’insurgés dans le village de Nkana, situé à environ 75 kilomètres de Kinshasa, dans le territoire de Kwamouth, province du Maï-Ndombe. Cette attaque meurtrière, survenue vers 3 heures du matin, replonge une fois de plus la région dans la terreur et la désolation malgré les efforts de sécurisation déployés par l’armée congolaise.
Selon des sources sécuritaires, les assaillants, identifiés comme des combattants Mobondo, étaient armés de fusils AK-47, de calibre 12 et de machettes. Ils ont affronté le petit contingent des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployé dans la localité, a indiqué le porte-parole de l’armée dans cette zone, le capitaine Antony Mwalushayi.
« Après plusieurs minutes d’échanges de tirs, les militaires ont neutralisé cinq insurgés. L’armée déplore toutefois la mort d’un soldat et la blessure grave d’un autre », a précisé le capitaine Mwalushayi.
Face aux pertes subies, les assaillants se sont ensuite retournés contre les civils, tuant treize d’entre eux et incendiant plusieurs habitations, selon la même source militaire.
L’attaque a provoqué un mouvement de panique au sein de la population. « Une partie des habitants s’est réfugiée dans la commune de Maluku, à Kinshasa, tandis que d’autres ont traversé le fleuve Congo pour se mettre à l’abri au Congo-Brazzaville », rapporte l’armée.
Le commandement des Opérations Ngemba a présenté ses condoléances aux familles éprouvées et assuré que des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place pour prévenir de nouvelles attaques. Les FARDC poursuivent actuellement les insurgés responsables de cette incursion meurtrière.
Djiress BALOKI