Le Parquet général près la Cour de cassation a clarifié, mercredi 18 février, les raisons de la libération de 125 détenus de la prison centrale de Makala. Selon cette autorité judiciaire, la mesure s’inscrit dans une opération ciblée de désengorgement et n’a aucun lien avec l’épidémie de choléra signalée dans cet établissement pénitentiaire.
Face aux rumeurs évoquant une éventuelle corrélation entre ces libérations et la situation sanitaire, la cellule de communication du procureur général a tenu à dissiper toute confusion. « Il ne s’agit nullement d’une réponse à l’épidémie. C’est une action menée conformément à la loi pour réduire la surpopulation carcérale », a précisé Mme Situzolana, conseillère en communication et presse du procureur général.
Le ministère public indique que cette démarche relève de ses missions ordinaires de contrôle. Elle vise notamment à corriger les cas de détentions irrégulières et à veiller au respect des procédures judiciaires. Le Parquet assure par ailleurs que ces inspections se poursuivront afin d’améliorer les conditions de détention et de garantir une application rigoureuse de la loi.
L’opération fait suite à une visite d’inspection conduite par le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu.
Les bénéficiaires de cette mesure concernent principalement des personnes détenues sans base légale suffisante justifiant leur maintien en prison et des prévenus poursuivis pour des infractions mineures, dont les dossiers ne nécessitaient plus une détention prolongée.
À travers cette initiative, le Parquet entend contribuer à la réduction de la surpopulation carcérale à Makala, régulièrement décriée pour ses conditions de détention difficiles.
Keren TSHILEMBA