Nord-Kivu : détresse des déplacés à Mangina, entre absence d’aide et hygiène préoccupante


Les déplacés de guerre installés dans plusieurs sites de la commune rurale de Mangina, en territoire de Beni (Nord-Kivu), continuent de vivre dans des conditions extrêmement précaires. L’alerte a été lancée ce mercredi 19 novembre 2025 par Kakule Saambili Célestin, président du comité représentant ces familles vulnérables.
Arrivées après avoir fui l’insécurité dans leurs villages, ces familles peinent désormais à répondre à leurs besoins essentiels.


« Les déplacés ont du mal à trouver de quoi manger. Les enfants n’ont pas étudié cette année faute de moyens », déplore Kakule Saambili.
Sur le site de Kamutshanga, la situation est encore plus alarmante. De nombreux déplacés dorment à même le sol, sans matelas ni couvertures, tandis que d’autres sont hébergés dans des familles d’accueil elles-mêmes frappées par la crise. Les conditions d’hygiène se détériorent : poubelles pleines, caniveaux bouchés, absence d’eau potable… Un environnement qui expose les habitants à de graves risques sanitaires.


« Nous risquons une crise sanitaire si rien n’est fait », prévient le président du comité.
Malgré quelques initiatives locales, l’assistance demeure largement insuffisante. L’afflux constant de nouveaux déplacés rend la répartition des aides encore plus difficile.


« Même quand une petite aide arrive, certains ne reçoivent rien », regrette-t-il.
Face à cette situation, Kakule Saambili appelle les autorités locales, provinciales et nationales, ainsi que les ONG et organisations humanitaires, à intervenir sans délai. Il demande notamment au bourgoumestre de Mangina, aux services d’hygiène et aux structures de santé de se rendre sur place pour évaluer l’urgence.
« La vie d’un déplacé compte aussi. Nous demandons aux autorités de venir voir comment nous vivons ici afin d’éviter une crise sanitaire », insiste-t-il.


Gloire Tsongo / Beni

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