La consommation de drogues n’est pas sans danger pour le cerveau. Elle peut entraîner de graves maladies neurologiques et mentales, a mis en garde, lundi 29 décembre 2025, le neuropsychiatre Kambale Tamuwite Jérôme, du Centre d’Accompagnement Psychologique Salama (CAP Salama), basé à Musimba, en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
S’adressant particulièrement aux jeunes, le spécialiste a expliqué les quatre étapes clés qui mènent progressivement à la dépendance et à la détérioration du système nerveux.
« La première phase est celle d’alerte : le corps réagit négativement par des vomissements, des vertiges ou des maux de tête. Ensuite vient la tolérance, au cours de laquelle l’organisme s’adapte à la drogue. Puis, la dépendance s’installe : certaines personnes ne peuvent plus travailler, enseigner ou même fonctionner sans consommer. Enfin, la dernière phase, la destruction, provoque des dégâts neurologiques irréversibles, tels que l’épilepsie, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore de graves troubles mentaux », a-t-il expliqué.
Face à cette réalité alarmante, le neuropsychiatre appelle les jeunes à s’abstenir de toute forme de stupéfiants, insistant sur les risques majeurs que la consommation de drogues fait peser sur leur santé mentale et physique, mais aussi sur leur avenir.
Ce cri d’alarme lancé depuis Musimba intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des cas de troubles mentaux liés à la consommation de drogues dans plusieurs zones du territoire de Lubero.
Gloire TSONGO/Beni