Paix dans l’Est de la RDC : appel à une meilleure coordination des initiatives lors d’une réunion de haut niveau à Lomé

Une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation des processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est tenue le samedi 17 janvier 2026 à Lomé, sous la présidence du chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

Les participants ont souligné la nécessité de renforcer l’harmonisation, la cohérence et la coordination de l’ensemble des initiatives de paix en cours en RDC. Une telle approche, ont-ils estimé, permettrait de capitaliser sur les synergies existantes et d’éviter la dispersion des efforts de médiation, préjudiciable à la stabilité de l’Est du pays.

Initiée par le président togolais, également médiateur de l’Union africaine pour le règlement du conflit et de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, cette rencontre a exhorté les différentes parties à accélérer, de bonne foi, la mise en œuvre de leurs engagements respectifs et à privilégier les voies pacifiques dans la gestion et la résolution des conflits.

Malgré la signature, à Washington, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeure préoccupante, plus d’un mois après cet engagement diplomatique.

Sur le terrain, les Forces armées de la RDC (FARDC) poursuivent les combats contre les rebelles de l’AFC/M23 et d’autres groupes armés. Le samedi 10 janvier, l’armée congolaise a notamment repoussé une attaque menée par les combattants de l’AFC/M23 à Katongo, dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu.

Selon le porte-parole de la 33ᵉ Région militaire, cette offensive visait à rompre les lignes défensives des FARDC afin de permettre une progression des rebelles vers le sud de la province.

Outre le médiateur togolais, la réunion de Lomé a rassemblé plusieurs ministres africains des Affaires étrangères ainsi que des envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar, témoignant de l’intérêt régional et international pour le retour durable de la paix dans l’Est de la RDC.

Keren TSHILEMBA

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