À l’issue de la campagne électorale pour l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) appelle les citoyens et les acteurs politiques à privilégier un climat apaisé à l’approche du scrutin général prévu le 15 mars.
Le processus électoral débute toutefois dès ce jeudi 12 mars 2026 avec le vote anticipé des militaires, première étape de cette échéance politique majeure.
Dans un communiqué rendu public par son président Casimir Ndomba, l’institution rappelle l’importance du vote, qu’elle considère comme l’un des fondements essentiels de la démocratie.
Dans son message, la CNDH souligne que la participation aux élections constitue à la fois un droit fondamental et un devoir civique, garantis par la Constitution ainsi que par les engagements internationaux ratifiés par le pays. Elle insiste également sur la nécessité de préserver la liberté de chaque électeur. Selon l’institution, aucun citoyen ne doit subir de pression, d’intimidation ou d’obstacle pouvant l’empêcher d’exercer son droit de vote.
Dans ce contexte électoral jugé sensible, la Commission formule plusieurs recommandations visant à assurer le bon déroulement du scrutin. Elle encourage notamment les électeurs à exercer leur droit en toute liberté et dans le strict respect des lois de la République, tout en rejetant toute forme de menace ou de pression susceptible de perturber la participation citoyenne.
L’institution appelle par ailleurs les responsables politiques, les médias et l’ensemble des acteurs publics à contribuer à un climat de paix et de responsabilité, en évitant les discours susceptibles d’attiser la haine ou les divisions. Elle insiste également sur l’importance du respect des résultats issus du processus électoral légal.
La CNDH rappelle enfin que la protection des droits humains doit demeurer une priorité absolue durant toute la période électorale.
Dans le même esprit, l’organe national des droits de l’homme interpelle les autorités compétentes afin qu’elles veillent à garantir trois principes essentiels : la sécurité des citoyens, l’égalité de traitement entre les candidats et la transparence du processus électoral.
Christiane EKAMBO