Le gouvernement congolais a réaffirmé sa détermination à lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics, dans le but de préserver les ressources de l’État et de les orienter vers les besoins essentiels de la population.
Lors d’un briefing presse tenu le jeudi 8 janvier 2026, aux côtés de son collègue de la Communication et des Médias, le ministre d’état, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a présenté les principales réformes engagées depuis sa prise de fonctions à la tête de ce portefeuille stratégique.
Parmi les mesures phares annoncées figure la création prochaine d’un tribunal économique et financier. Cette juridiction spécialisée aura pour mission de renforcer la lutte contre le détournement des fonds publics et de sanctionner les actes de corruption qui fragilisent l’économie nationale.
Guillaume Ngefa a également insisté sur l’importance de la diplomatie judiciaire, qu’il considère comme un levier essentiel pour la récupération des avoirs publics détournés. Cette approche permettra à l’État congolais de coopérer avec des pays partenaires afin de retrouver et de rapatrier les fonds dissimulés à l’étranger par des personnes impliquées dans des malversations financières.
Par ailleurs, le ministre a mis en avant les avancées enregistrées dans la lutte contre l’impunité. Il a souligné que des efforts considérables ont été déployés pour garantir l’indépendance de la justice et mettre fin au « régime des intouchables ». À ce jour, 324 magistrats ont été poursuivis, dont plusieurs ont déjà été condamnés, tandis que d’autres dossiers sont encore en cours de traitement.
Toutefois, le ministre de la Justice a rappelé la nécessité de renforcer les moyens financiers et matériels de son ministère. Il a notamment insisté sur l’amélioration des rétrocessions budgétaires et sur l’octroi de rémunérations décentes aux magistrats, afin de leur permettre de travailler dans de bonnes conditions et de les prémunir contre les pratiques décriées, notamment la corruption.
Blaise BOZENGE