Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a présenté, vendredi 6 février, au Conseil des ministres tenu à la Cité de l’Union africaine, une note d’information stratégique sur l’évolution de projets majeurs du secteur énergétique en République démocratique du Congo. La réunion était présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, sur instruction du Président de la République.
Au cœur de cette communication figurait le projet de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, d’une capacité de 900 mégawatts, appelé à jouer un rôle clé dans la résorption du déficit énergétique de Kinshasa et le renforcement de la sécurité énergétique nationale.
Porté par la joint-venture KINSUKA POWER, réunissant la société Great Lake Energy, de l’entrepreneur congolais Yves Kabongo, et le Groupe Forrest, à travers sa filiale Congo Energy, le projet a franchi l’ensemble des étapes administratives nécessaires en vue de la production d’énergie électrique.
Selon le ministre, la centrale affichera une production annuelle moyenne estimée à 7 450 GWh. Le coût global de l’investissement est évalué à environ 2,8 milliards de dollars américains, pour un délai de réalisation projeté à cinq ans.
Ce projet structurant vise prioritairement à réduire de manière durable le déficit énergétique chronique de la ville de Kinshasa, en améliorant l’accès et la stabilité de l’électricité pour les ménages, les services publics et les activités économiques. Il contribuera également au renforcement de la sécurité énergétique nationale grâce à une source de production renouvelable, fiable et compétitive.
Aligné sur les objectifs du Compact énergétique de la RDC, le projet de Kinsuka est présenté comme un levier essentiel pour accélérer l’accès universel à l’énergie et soutenir la croissance économique du pays. À cet effet, l’accompagnement du Gouvernement a été sollicité afin de faciliter les dernières étapes devant conduire au lancement effectif des travaux.
Le ministre Aimé Molendo Sakombi a également informé le Conseil de la disponibilité d’une carte intégrée superposant les sites énergétiques et miniers à l’échelle nationale. Cet outil innovant offre une analyse spatiale croisée des infrastructures énergétiques et des zones d’exploitation minière, essentielles au développement industriel du pays.
Cette cartographie constituera un instrument stratégique de dialogue avec les partenaires multilatéraux, les bailleurs de fonds et les investisseurs potentiels, notamment dans les secteurs de l’énergie et des mines. Elle présente un intérêt particulier pour les producteurs indépendants d’électricité (IPP) et les développeurs de projets miniers nécessitant des sources d’énergie fiables.
Dans ce cadre, le ministre a encouragé le renforcement des synergies entre son ministère et celui des Mines, afin de promouvoir conjointement cet outil auprès des partenaires et investisseurs. Cette collaboration permettra, a-t-il précisé, une meilleure valorisation des partenariats stratégiques existants et une mise en œuvre plus efficace des projets structurants inscrits dans le cadre du Compact énergétique national.
Le Conseil des ministres a pris acte de cette note d’information, marquant ainsi une nouvelle avancée dans la stratégie gouvernementale visant à faire de l’énergie un pilier du développement économique et industriel de la RDC.
Rédaction/JDN