La ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, est plongée dans l’émotion après l’agression sexuelle d’une rare violence dont a été victime une étudiante de l’ISTM Kolwezi, le lundi 2 février dernier, sur l’axe du Bypass, côté Golf–ISTM.
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales par la rédaction du Journaldesnations.net, la victime aurait été agressée par un groupe de jeunes individus, auteurs d’actes qualifiés d’inhumains et dégradants. Ces faits ont suscité une vive indignation au sein de la population et relancé le débat sur la sécurité urbaine, la délinquance juvénile et la lutte contre les violences sexuelles, particulièrement envers les femmes et les jeunes filles.
Face à cette situation, les étudiants de l’ISTM ont annoncé une marche pacifique en direction du gouvernorat pour exiger l’implication directe de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saïni, et la mise en œuvre de mesures concrètes garantissant la protection des étudiants.
Dans la matinée du mercredi 4 février, grâce à l’intervention de Maître Trésor Mahamba, Directeur provincial de l’Anti-fraude, quelques présumés auteurs de cette agression ont été appréhendés. La population réclame désormais un procès public et des sanctions exemplaires, conformément aux dispositions du Code pénal congolais.
Les organisations de défense des droits humains ont rappelé que le viol constitue un crime grave, passible de lourdes peines, et ont insisté sur la nécessité d’assurer à la victime une prise en charge médicale, psychologique et juridique adaptée.
Cette affaire met en lumière l’urgence de renforcer la sécurité dans les établissements scolaires et universitaires en République démocratique du Congo, ainsi que la nécessité d’une vigilance accrue des autorités pour prévenir de tels actes. La province du Lualaba et l’ensemble du pays suivent désormais de près le déroulement judiciaire de cette affaire, dans l’espoir que justice soit rendue et que la dignité des victimes soit pleinement protégée.
Guillaume MABALA