Retard des travaux de la route Tshikapa-Kandjaji : le gouverneur saisit le ministère des ITPR

Me Crispin Mukendi, gouverneur du Kasaï

Le gouverneur de la province du Kasaï, maître Crispin Mukendi Bukasa, a adressé une note officielle au ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITPR) pour faire le point sur l’état d’avancement du projet de construction de la route Tshikapa-Kandjaji, exécuté par l’entreprise TOHA Investment SARL.

Dans sa note, le gouverneur précise que les travaux comprennent notamment, la construction d’une route en béton bitumineux entre Tshikapa et Kamako, la réalisation de trois postes de péage et de pesage, la mise en place d’infrastructures sociales et l’aménagement de 10 km de voiries urbaines (5 km à Tshikapa et 5 km à Kamako). Il y a également la construction d’un port sec et d’un poste frontalier à Kamako.

Cependant, la situation actuelle des travaux demeure préoccupante. Après plusieurs interruptions, notamment entre octobre 2025 et janvier 2026, la reprise partielle observée en janvier 2026 se limite principalement à des travaux d’entretien et à quelques opérations de terrassement.

Le taux d’exécution physique reste faible : pour le lot 1 (Tshikapa–Shakhuaji–Kamonia, 70 km), l’avancement est estimé à 18,63 %, tandis que pour le lot 2 (Shakhuaji–Kandjaji, 51 km), il est de 9,70 %. Les travaux de chaussée bitumineuse, d’assainissement et de signalisation n’ont pratiquement pas encore commencé.

Le rapport souligne également que les délais contractuels sont déjà dépassés. Au 20 février 2026, le lot 1 accuse un dépassement de 5 mois, tandis que le lot 2 présente un retard de 3 mois, avec respectivement 111 % et 119 % du délai contractuel consommé.

Face à cette situation, le chef de l’exécutif provincial attire l’attention du gouvernement central sur la lenteur de l’exécution des travaux, estimant qu’au rythme actuel, l’achèvement du projet nécessiterait plusieurs années supplémentaires, en contradiction avec le calendrier initial.

La route Tshikapa–Kamako, qui relie la République démocratique du Congo à l’Angola, est essentielle pour le commerce transfrontalier avec l’Angola.

Marcel MBOMBO

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