Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a exprimé sa vive préoccupation face aux perturbations récurrentes qui affectent les réseaux et services de télécommunications sur l’ensemble du territoire national. Cette alerte a été formulée lors de la 74ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, qu’il a présidée le vendredi 9 janvier 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Selon le Chef de l’État, les dysfonctionnements observés ces derniers temps touchent aussi bien la téléphonie mobile et fixe que l’internet, la transmission de données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que les services de radiodiffusion et de télévision numérique. Une situation jugée inacceptable, au regard de ses conséquences directes sur la vie quotidienne des citoyens, la continuité de l’action publique et le fonctionnement normal de l’économie nationale.
Le Président de la République a relevé que ces défaillances entraînent des ruptures de communication fréquentes, perturbent les transactions bancaires et commerciales et provoquent une dégradation notable des services audiovisuels. Autant de facteurs qui fragilisent la confiance des usagers et portent atteinte au bon fonctionnement des secteurs stratégiques de la Nation.
Rappelant le caractère stratégique des télécommunications, Félix Tshisekedi a souligné qu’elles constituent un pilier essentiel du développement national, de la souveraineté de l’État, de la sécurité, de la cohésion sociale et de la compétitivité économique. « À l’ère du numérique et de l’audiovisuel, la République démocratique du Congo doit impérativement disposer de réseaux fiables, performants, résilients et continus, opérant dans un environnement de concurrence loyale, de couverture équitable du territoire et de protection stricte des consommateurs », a-t-il insisté.
Face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le ministre des Postes et Télécommunications, le ministre de l’Économie numérique, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, ainsi que l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), de veiller, chacun dans son domaine de compétence, à ce que l’ensemble des opérateurs fournissent des services conformes aux normes, standards et obligations légales et réglementaires en vigueur.
Il a également exigé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de monitoring permanent de la qualité des réseaux et services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés. Le Président de la République a été clair : les sanctions prévues par les lois et règlements devront être appliquées sans faiblesse ni complaisance à l’encontre de tout opérateur défaillant, chaque fois que les obligations de qualité, de continuité, de couverture ou de protection des usagers ne seront pas respectées.
Un rapport circonstancié d’exécution de ces instructions est attendu dans un délai de trente jours. Ce document devra préciser les constats techniques réalisés, les mesures correctives imposées, les sanctions éventuellement appliquées, ainsi que les actions structurelles envisagées pour garantir une amélioration durable, mesurable et vérifiable de l’ensemble des services de télécommunications en République démocratique du Congo.
Christiane EKAMBO