La Cour suprême des États-Unis, majoritairement conservatrice, a montré mercredi son scepticisme face à la tentative de Donald Trump de restreindre le droit du sol, principe historique de la citoyenneté américaine. Pour la première fois, un président en exercice a assisté à une partie des débats, mais sa présence n’a pas semblé influencer les juges.
Le décret contesté de Trump vise les enfants nés aux États-Unis de parents en situation irrégulière ou détenteurs de visas temporaires, limitant leur accès à la citoyenneté. Selon Cecillia Wang, directrice juridique de l’ACLU : « Des milliers de bébés américains perdraient immédiatement leur citoyenneté… la citoyenneté de millions d’Américains passés, présents et futurs serait remise en cause ».
Face à ces arguments, le président de la Cour, John Roberts, a rappelé : « C’est un nouveau monde, mais c’est la même Constitution », tandis que le juge Neil Gorsuch s’est interrogé sur la pertinence de punir des enfants pour l’illégalité du séjour de leurs parents.
Donald Trump, quittant la Cour avant la plaidoirie de l’ACLU, a critiqué le droit du sol sur Truth Social : « Les États-Unis sont le seul pays au monde assez STUPIDE pour accorder la citoyenneté par le droit du sol. »
La décision de la Cour, attendue avant la fin de sa session en juin, pourrait infliger un nouveau revers à l’administration Trump et avoir des conséquences majeures sur des millions d’Américains.
Christiane EKAMBO