Butembo : Maître Moïse Kikondo dénonce les arrestations illégales pour dettes civiles

Maître Moïse Kikondo, juriste-chercheur et docteur en droit

À l’occasion de la Journée des parents célébrée ce vendredi 1er août, Maître Moïse Kikondo, juriste-chercheur et docteur en droit, a dénoncé les injustices dont sont victimes de nombreux parents dans le cadre de dossiers de recouvrement de dettes civiles. Il a qualifié ces pratiques de graves violations de la loi.

Selon lui, plusieurs citoyens, notamment des parents, font l’objet de manœuvres illégales orchestrées par certains juristes censés les défendre. Il cite notamment des cas où des dettes civiles, pourtant du ressort des juridictions civiles, sont instrumentalisées pour faire arrêter illégalement des individus avec l’appui de services militaires.

« Un avocat ou un défenseur judiciaire qui collabore avec une juridiction militaire pour faire arrêter un civil dans une affaire de dette commet une faute grave. Le droit congolais est clair : une dette civile ne justifie ni arrestation, ni intervention de l’armée », a déclaré Maître Kikondo avec fermeté.

Des juristes accusés de complicité et d’abus de pouvoir

Maître Kikondo a également dénoncé la complicité de certains auxiliaires de justice dans ces dérives, estimant qu’ils violent à la fois la déontologie de leur profession et les principes fondamentaux de l’État de droit. Il regrette que ces comportements ternissent l’image de la justice et exposent des familles à des arrestations arbitraires, des intimidations, voire des violences.

« Ce genre de pratiques donne une image très négative des juristes dans notre société. Les parents endettés, au lieu de bénéficier d’un accompagnement judiciaire conforme à la loi, se retrouvent traînés devant des militaires. Où est la justice dans tout cela ? », a-t-il lancé avec indignation.

Maître Kikondo appelle les autorités judiciaires à prendre des mesures pour faire respecter la loi et protéger les droits fondamentaux des citoyens, en particulier ceux des parents souvent vulnérables dans ce type de situation.

Djiress BALOKI/Nord-Kivu

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