RDC–Brésil : un mémorandum historique signé pour unir les deux plus grands bassins forestiers du monde

Marie Nyange Ndabo, Ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat, et Marina Silva, Ministre brésilienne de l’Environnement.

Belém (Brésil), 15 novembre 2025 — La République Démocratique du Congo (RDC) et le Brésil ont franchi un cap majeur dans leur coopération environnementale en signant, ce samedi à Belém, un Mémorandum d’Entente (MOU) visant à renforcer la gestion forestière durable et la lutte contre les changements climatiques. L’accord a été paraphé par Marie Nyange Ndambo, Ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat, et Marina Silva, Ministre brésilienne de l’Environnement.

Ce mémorandum rapproche les deux États qui abritent les plus vastes forêts tropicales de la planète : le bassin du Congo et l’Amazonie, véritables poumons climatiques du monde. Il vise à mettre en place une coopération axée sur la préservation des ressources naturelles, l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et la protection des peuples autochtones.

« Étant les deux grands bassins qui régulent le climat au monde, il était normal de faire bloc ensemble pour défendre nos intérêts et protéger la planète », a déclaré la ministre congolaise Marie Nyange Ndabo. Elle a rappelé que l’Amazonie venait de lancer, via l’initiative TFFF, un fonds destiné à préserver les forêts tout en soutenant les communautés locales.

Le document signé prévoit une collaboration « gagnant-gagnant », axée sur l’échange d’expertises, le partage d’innovations et la coordination des politiques forestières.
La ministre brésilienne Marina Silva a détaillé les axes prioritaires de cette coopération, à savoir : lutte contre les changements climatiques ; protection des forêts et de la biodiversité ; valorisation des actions locales ; création de synergies entre conservation, développement et inclusion sociale  et préservation des ressources en eau.

Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement des échanges amorcés lors du Sommet de l’Amazonie, qui a encouragé une approche intégrée entre les trois grands bassins forestiers mondiaux : l’Amazonie, le Congo et l’Asie du Sud-Est.

« Je suis ravie et impatiente de commencer cette collaboration », a conclu Marina Silva, soulignant le caractère stratégique de ce partenariat Sud–Sud.

Rédaction/JDN

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