La ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, a de nouveau été le théâtre d’un acte de banditisme armé. Un jeune homme a été abattu par balles le mardi 30 décembre 2025, aux environs de 20 heures locales, dans la commune de Beu, précisément au quartier Biautu, non loin de la mairie.
La victime, Muhindo Kitoko Ézéchiel, habitant du quartier Boiken, a été atteinte de plusieurs balles tirées par des hommes armés non identifiés.
Selon des sources locales, les assaillants ont pris la fuite immédiatement après leur forfait, sans emporter aucun bien appartenant à leur cible.
Alertées par les habitants, les autorités locales se sont rapidement rendues sur le lieu du drame. Le chef adjoint du quartier Biautu, Sikuli Vasa Boniface, indique avoir retrouvé le corps sans vie de la victime gisant au sol.
« Vers 20 heures, la population nous a alertés. Arrivés sur place, nous avons retrouvé un corps déjà sans vie. Il s’agit d’un habitant du quartier Boiken, criblé de balles par des inconnus qui ont pris la fuite », a-t-il expliqué.
Pour cette autorité de proximité, le manque d’éclairage public dans certaines avenues de la commune de Beu favoriserait les actes criminels. Il appelle ainsi les autorités compétentes à renforcer l’éclairage public afin de prévenir des cas similaires.
Du côté de la société civile de la commune de Beu, l’émotion est vive. Kibulungu Kabonga Chiffre, vice-rapporteur de cette structure citoyenne, déplore la recrudescence des actes de banditisme et appelle les services de sécurité à jouer pleinement leur rôle.
« Nous déplorons chaque jour des cas de banditisme dans notre commune. On commence à tuer des gens comme si de rien n’était. Malgré les alertes que nous lançons, la situation continue de se dégrader », a-t-il déclaré.
La société civile appelle également la population à redoubler de vigilance, surtout en cette période de festivités, et recommande de limiter les déplacements nocturnes.
Il convient de rappeler que la commune de Beu avait connu une relative accalmie sécuritaire ces dernières semaines. Ce nouveau drame vient toutefois raviver les inquiétudes des habitants de Beni, confrontés à une insécurité persistante.
Gloire TSONGO/ Beni