La coordination territoriale de la Société civile Forces vives de Walikale dresse un bilan provisoire d’au moins 22 personnes décédées et plusieurs blessés à la suite d’une catastrophe naturelle survenue dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026 à Burutsi. Cette localité est située près du centre de Kashebere, dans le groupement Luberike, territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Dans un message partagé aux médias ce mercredi 14 janvier, les Forces vives lancent un SOS aux organisations humanitaires, face à l’ampleur des dégâts causés par cette catastrophe.
Selon la société civile, de violentes pluies diluviennes ont provoqué d’importants glissements de boue, emportant des habitations et ensevelissant plusieurs personnes. Outre les décès, de nombreux blessés graves ont été recensés puis transférés vers les centres de santé de Kashebere (Walikale) et de Nyabiondo (Masisi) pour des soins d’urgence.
« Plusieurs corps restent encore ensevelis sous la boue, ce qui rend le bilan humain provisoire. De nombreux survivants passent leurs nuits à la belle étoile, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans une école locale, faute d’abris appropriés », rapportent les acteurs de la société civile.
Les dégâts matériels sont également considérables. De nombreuses habitations ont été détruites, et la route stratégique Walikale–Masisi–Goma, au niveau de Burutsi, a été fortement endommagée. Cette situation complique l’accès à la zone sinistrée, d’autant plus qu’elle se trouve sous le contrôle de la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda.
Face à cette urgence humanitaire, la société civile lance un appel pressant :
« Nous appelons toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire, afin de permettre un accès sans entrave des organisations humanitaires à la population sinistrée ».
Parmi les organisations sollicitées figurent le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge de la RDC, pour appuyer les opérations de secours, notamment la recherche et l’inhumation des corps encore ensevelis, afin d’éviter leur détérioration.
Djiress BALOKI