À l’occasion de la Journée de mémoire de Bunagana, célébrée le 27 janvier en République démocratique du Congo, le ministre de la Communication et des Médias, également porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe a rendu un vibrant hommage au peuple congolais à travers un message publié sur son compte X.
La Journée de mémoire de Bunagana constitue un appel à l’unité nationale, à la solidarité envers les populations affectées et à la mobilisation collective pour la libération de tous les territoires occupés, dans la quête d’une paix durable à l’est de la République démocratique du Congo.
Dans ce message empreint de détermination, a salué « la Résistance, la Résilience et l’Unité du peuple congolais et de la République démocratique du Congo », réaffirmant l’engagement des autorités face à l’agression que subit le pays.
« Debout, mobilisés, nous sommes jusqu’au départ de l’agresseur et de la libération de chaque coin occupé de notre territoire », a-t-il déclaré.
Située dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, Bunagana est devenue l’un des symboles du conflit qui endeuille l’est du pays. Cette cité stratégique, localisée dans le groupement de Jomba, à près de 100 kilomètres de Goma, a été prise par les rebelles du M23 dans la nuit du 12 au 13 juin 2022, à l’issue de violents affrontements avec les Forces armées de la RDC (FARDC), contraintes de se replier.
Depuis cette date, Bunagana demeure sous occupation du M23, un groupe armé réapparu fin 2021, après une première insurrection majeure entre 2012 et 2013. Kinshasa accuse ce mouvement rebelle de bénéficier d’un soutien extérieur, notamment du Rwanda. Outre la ville, le M23 contrôle également des postes frontaliers, ce qui perturbe fortement les activités économiques et commerciales transfrontalières.
Cette occupation a entraîné des conséquences humaines et économiques lourdes. La fermeture prolongée du poste frontalier de Bunagana a affecté les échanges commerciaux entre la RDC et l’Ouganda, privant de nombreuses familles de leurs principales sources de revenus et aggravant la précarité des populations locales déjà vulnérables.
Rédaction/JDN