Contrairement aux informations initialement relayées le lundi 2 février dernier, l’Institut Supérieur de Techniques Médicales (ISTM) de Kolwezi n’est pas institutionnellement impliqué dans l’affaire de viol collectif présumé qui a récemment ému l’opinion publique à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba.
Selon une source ayant contacté la rédaction de Journaldesnations.net ce dimanche 8 février 2026, la victime, identifiée sous le prénom de Déborah, n’est pas étudiante de l’ISTM. Elle résiderait plutôt dans le quartier ISTM. Cette précision vise à rétablir les faits et à éviter toute confusion ou stigmatisation injustifiée de cette institution académique.
D’après la même source, Déborah, originaire de la ville de Likasi, vivait chez sa grand-mère à Kolwezi. Les faits remonteraient au mois de janvier dernier, alors qu’elle rendait visite à sa grande sœur dans la zone du By-Pass. C’est dans ce contexte qu’elle aurait été victime d’un viol collectif perpétré par un groupe de jeunes individus.
Après l’agression, profondément traumatisée, la jeune fille serait rentrée au domicile de sa grand-mère et aurait gardé le silence, sans engager immédiatement de démarches judiciaires.
Cependant, quelques jours plus tard, les présumés auteurs auraient eux-mêmes diffusé des vidéos de l’agression. La circulation de ces images sur les réseaux sociaux a suscité une vive indignation à Kolwezi et dans l’ensemble de l’espace Grand Katanga, relançant le débat sur la sécurité urbaine et la lutte contre les violences sexuelles.
Alertée par ces images, la mère de la victime se serait rendue au Lualaba pour retrouver sa fille et comprendre les circonstances exactes du drame. Retrouvée dans un état psychologique préoccupant, Déborah aurait confirmé les faits, sans toutefois avoir encore trouvé la force de saisir formellement les services compétents.
Dans la matinée du mercredi 4 février, plusieurs présumés auteurs de cette agression ont été interpellés à la suite d’une intervention coordonnée des services de sécurité. La population de Kolwezi réclame désormais l’ouverture d’un procès public et l’application de sanctions exemplaires, conformément aux dispositions du Code pénal congolais.
Les organisations de défense des droits humains rappellent que le viol constitue un crime grave, sévèrement puni par la loi. Elles insistent également sur l’urgence d’une prise en charge médicale, psychologique et sociale adéquate de la victime, afin de préserver sa dignité et de favoriser sa reconstruction.
Suivie de près par l’opinion publique, cette affaire met une nouvelle fois en lumière la nécessité de renforcer la lutte contre les violences sexuelles et d’améliorer la sécurité urbaine à Kolwezi, tout en garantissant une communication responsable, fondée sur des faits vérifiés et des sources fiables.
Guillaume MABALA