La carte professionnelle d’identité du journaliste congolais fait officiellement son retour. Présentée jeudi à Kinshasa, elle a été décrite par le président national de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) comme un outil essentiel d’identification et de régulation de la profession.

Lors de la cérémonie de dévoilement du spécimen, Kamanda wa Kamanda a insisté sur la portée symbolique et juridique du document. Selon lui, la carte ne constitue en aucun cas une restriction, mais plutôt une protection pour les professionnels des médias. Elle permettra notamment de distinguer les journalistes reconnus des personnes exerçant illégalement le métier.
« Il ne s’agit pas d’une contrainte, mais d’une garantie », a-t-il affirmé, soulignant que cette initiative vise à renforcer la crédibilité du secteur et à imposer le respect des règles déontologiques.
Après plus de trois années d’interruption, la procédure de délivrance est relancée. Désormais, seuls les journalistes répondant aux critères professionnels pourront obtenir cette carte sécurisée. Les candidatures devront être déposées auprès des sections provinciales de l’UNPC, notamment à Kinshasa, où les dossiers seront examinés avant validation au niveau national.
Les responsables préviennent que l’absence de carte pourrait exposer les contrevenants à des poursuites. Cette mesure s’inscrit, selon les dirigeants de l’organisation, dans une volonté d’assainir la profession et de mettre fin aux pratiques irrégulières.
La section kinoise de l’UNPC a également précisé que la carte de presse est exclusivement réservée aux journalistes évoluant au sein d’une rédaction. Les communicateurs et autres acteurs de la communication institutionnelle ne sont pas éligibles à ce document.
Avec cette réforme, l’UNPC entend restaurer l’ordre et renforcer l’éthique au sein de la profession journalistique en République démocratique du Congo.
Keren TSHILEMBA