La Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), section RDC, a organisé ce vendredi 21 février 2026 à Kinshasa une séance de restitution des travaux de sa première édition tenue à Libreville, au Gabon. Les assises se sont déroulées du 21 au 25 janvier 2026 à l’Université internationale de Libreville Berthe et Jean, autour du thème : « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias ».

Devant plusieurs journalistes congolais réunis pour l’occasion dans le beau cadre du restaurant Ez-In, dans la commune de la Gombe, Madame Christiane Ekambo, intervenante à Libreville, a rappelé que cette première édition de la CIPREF a été un franc succès, porté par un appui institutionnel de haut niveau.
« Cette première édition a bénéficié du soutien des plus hautes autorités gabonaises, notamment le Président de la République, le Gouvernement gabonais, la mairie de la commune de Ntoum ainsi que la fondatrice de l’Université internationale Berthe et Jean, le Dr Marie-Madeleine Mborantsuo », a-t-elle précisé.

Elle a également rappelé que la cérémonie d’ouverture, animée par la journaliste gabonaise de renom Mireille Dirat, avait été marquée par l’intervention du ministre gabonais de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, représentant le Président Brice Clotaire Oligui Nguema.

« Dans son allocution, le ministre a exprimé le vœu que les échanges issus de cette rencontre débouchent sur des solutions concrètes, respectueuses des valeurs humaines et adaptées aux réalités du monde francophone », a rapporté Christiane Ekambo.
Poursuivant sa restitution, elle est revenue sur l’intervention de Désiré Ename, président du comité d’organisation, qui a donné le ton des travaux : « Il nous a invités à réfléchir au-delà de la technologie. La question centrale était la suivante : comment préserver l’essence du journalisme, rigueur, indépendance et humanité dans un environnement de plus en plus automatisé ? Comment faire de l’IA un outil au service d’une information fiable, pluraliste et de qualité ? »
Abordant le fond des travaux, Christiane Ekambo a présenté une synthèse des principales conclusions, insistant sur les mutations profondes que connaît la profession à l’ère numérique et sur la nécessité d’un encadrement éthique de l’intelligence artificielle.
« L’intelligence artificielle transforme le métier. L’IA est désormais un outil incontournable dans la production de l’information : transcription automatisée, veille stratégique, fact-checking assisté, synthèse documentaire. Cependant, elle ne remplace pas le journaliste. Elle exige davantage de rigueur, de compétence et de supervision humaine », a-t-elle souligné. Et de poursuivre : « Le journalisme de demain sera hybride : une complémentarité entre technologie et conscience professionnelle ».
Elle a par ailleurs salué la participation remarquable de la RDC à ces assises internationales, avec 22 journalistes sur les 150 professionnels issus de 25 pays francophones.
« Cette forte présence congolaise démontre notre volonté d’être des acteurs engagés de cette transformation technologique », a-t-elle affirmé.
Les représentants congolais se sont distingués lors des différents ateliers. Christiane Ekambo, Directrice Générale de journaldesnations.net, a notamment présenté une communication sur « le journalisme de demain », qui a suscité un vif intérêt. Le journaliste Eric Ambago de Top Congo a assuré avec brio la modération d’un panel, tandis que Sandra Nyangi, présentatrice vedette du JT à la RTNC, a présenté le rapport général des travaux lors de la cérémonie de clôture.
Enfin, avec solennité, le vice-président de l’Association des journalistes panafricains, Monulphe Bosso, aussi vice-président international de la CIPREF pour l’Afrique centrale et les Grands Lacs, a lu la déclaration finale au nom des participants venus de plusieurs nations francophones.
Blaise BOZENGE