Le Ministère du Genre, Famille et Enfant a procédé ce lundi 23 février 2026 à Kinshasa à la présentation officielle du pagne du 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. La cérémonie s’est tenue au Centre de Judo du commissariat général de la Police nationale, gracieusement mis à disposition par les forces de l’ordre, que le ministère a vivement remerciées pour leur soutien.

« Le pagne officiel du mois de la femme 2026 n’est pas un simple tissu. Il est un message porté sur nos épaules, un symbole de dignité, un étendard de justice », a déclaré Micheline Ombae, rappelant l’importance de ce vêtement comme support de sensibilisation.

La secrétaire générale au Genre, Esther Kamwanya, a ensuite animé une véritable leçon magistrale autour du pagne, soulignant qu’il est « un symbole du courage et de la résilience des femmes congolaises » et qu’il s’inscrit dans le cadre du thème international de cette année, axé sur les droits, la justice et les actions pour toutes les femmes et filles.


Ces pagnes, créés par la jeune entrepreneure congolaise avec sa marque « Maman Moseka », portent des messages clairs destinés à sensibiliser l’opinion publique :
» Le logo du wax de Maman Moseka n’est pas seulement un dessin et les phrases inscrites sur le pagne ne sont pas de simples slogans. Ces messages visent à dénoncer les violences faites aux femmes et aux filles, y compris une forme émergente, la violence numérique ». On peut ainsi lire sur le pagne : « Ensemble, luttons contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles » », a expliqué Esther Kamwanya.
Elle a insisté sur la valeur éducative et informative de ce pagne :
« Ce n’est pas un pagne ordinaire comme ceux que l’on achète au marché, c’est un support d’informations. Nous voulons transformer les statistiques dans un pays où le taux de violence est élevé ».
Mme Kamwanya a également souligné l’importance du partenariat avec la police pour assurer la protection des femmes :
« Nous avons voulu nous rapprocher de la police afin qu’elle s’approche également de nous. Dans la lutte contre les violences faites aux femmes, nous avons besoin de leur soutien, pour que les femmes puissent circuler en toute sécurité, notamment le soir au marché ».
Elle a enfin rappelé la nécessité d’associer la société civile et tous les services compétents pour prévenir les violences :
« Il y a des violences dans les lieux de travail, dans les transports en commun ou sur les bateaux lorsque les femmes se déplacent pour faire leur commerce. Nous sommes ici pour dire qu’il faut nous protéger, car nous sommes vulnérables ».
Le pagne officiel sert ainsi de « porte-voix » pour diffuser des messages sur les droits des femmes, l’éducation et la paix, tout en rassemblant les femmes autour d’un combat commun. Chaque année, il est porté à travers tout le pays et contribue à commémorer la Journée internationale des droits des femmes, en rappelant le thème de l’année et en portant les aspirations des femmes pour une société plus juste et équitable.
Keren TSHILEMBA