L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a dressé un bilan de 5 morts parmi ses agents lors de l’attaque armée survenue mardi 3 mars 2026 au quartier général du Parc National de l’Upemba, situé à Lusinga, en République Démocratique du Congo. Ce drame a été attribué à un groupe d’assaillants armés et non identifiés.
Dans un communiqué de presse ce mercredi, le Directeur Général de l’ICCN a rapporté qu’au cours de la même incursion des dégâts matériels ont été également déplorés notamment des équipements pillés, aux côtés des infrastructures détruites.
« Cet acte constitue une transgression directe du principe de neutralité et de non-belligérance régissant les aires protégées, considérées comme patrimoine commun de l’humanité par le droit international de l’environnement », a écrit Milan Ngangay Yves.
Depuis lors, le contrôle intégral de ce biotope majeur du patrimoine national dont la station de Lusinga, est assuré par des forces de défense et de sécurité.
« En concertation avec les forces régaliennes notamment les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les services de sécurité, une série de mesures a été activée afin d’assurer la sécurité des agents et cadres, dans le respect des droits humains et des normes internationales », a ajouté le Directeur Général.
Tout en présentant ses condoléances aux familles éplorées, la Direction Générale tient à saluer l’abnégation des agents du Parc National de l’Upemba qui œuvrent, au sacrifice de leur vie, à la défense de la souveraineté environnementale de la République Démocratique du Congo.
Créé par décret royal en mai 1939, le Parc National de l’Upemba (PNU), est l’un des plus anciens parcs d’Afrique. Situé dans le sud-est de la RDC, à la croisée des provinces du Lualaba, Haut-Katanga et Haut-Lomami, il bénéficie d’une biodiversité exceptionnelle, au carrefour des provinces biogéographiques zambéziennes et guinéennes. Upemba abrite des espèces emblématiques comme les éléphants de savane, les zèbres et les derniers buffles du Katanga, mais certaines espèces, dont le rhinocéros noir et de grands carnivores, ont disparu localement en raison des crises passées.
Djiress Baloki