Les enseignants de Beni, dans la province du Nord-Kivu, menacent de déclencher un mouvement de grève si le salaire du mois de mars n’est pas payé d’ici le 27 mars.
Réunis au sein de leurs organisations syndicales, les professionnels de la craie blanche ont pris cette décision à l’issue d’une assemblée générale tenue le mercredi 18 mars dans l’une des salles de l’Institut Bungulu, en ville de Beni. Ils dénoncent notamment des retards répétitifs dans le paiement de leurs salaires.
Le porte-parole de l’intersyndicale provinciale, Ghislain Bambirikire, déplore une situation devenue récurrente.
« Par rapport aux retards répétitifs, les enseignants constatent un mépris de la part du gouvernement, parce que depuis décembre, ils sont payés autour du 46ᵉ jour, alors que le salaire a un caractère alimentaire », a-t-il déclaré.
Les syndicats indiquent avoir décidé de notifier les autorités compétentes, notamment la ministre de tutelle et la Primature, afin d’exiger une régularisation urgente de la paie.
En parallèle, ils dénoncent des retenues jugées irrégulières opérées sur les salaires des enseignants et appellent les victimes à se rapprocher des syndicats pour documenter ces pratiques.
« Le 27 mars constitue la date limite. Si le salaire de mars n’est pas payé d’ici là, nous allons entrer en grève », a ajouté la même source.
Les enseignants préviennent que passé ce délai, ils se réservent le droit de lancer un mouvement de grève et d’intensifier les actions de pression pour faire valoir leurs droits. Ils rappellent également que plusieurs textes réglementaires interdisent toute retenue abusive sur leurs salaires.
Gloire Tsongo/Beni