RDC : Plus de 100 acteurs formés à l’inventaire carbone forestier pour faire face aux changements climatiques

Une vue des acteurs-experts en environnement basés à Kikwit, province du Kwilu.

Plus de 100 acteurs et experts en environnement basés à Kikwit, dans la province du Kwilu, au sud-ouest de la République démocratique du Congo, ont été formés à l’inventaire carbone forestier afin de contribuer à la lutte contre les changements climatiques et leurs multiples conséquences sur la vie humaine à travers le monde.

Cet atelier de renforcement des capacités s’est déroulé du 4 au 9 mai 2026 à l’Université de Kikwit. Des étudiants en sciences de l’environnement, foresterie et gestion des ressources naturelles, des professionnels de l’environnement, des ONG, ainsi que des représentants d’institutions publiques et privées impliquées dans la conservation de la nature ont pris part à cette activité.

Organisé par le Groupement d’expertise environnement et climat (GEEC SARL), en collaboration avec l’Université de Kikwit, l’atelier a permis aux participants d’assimiler des notions théoriques et de participer à des séances pratiques organisées dans des forêts choisies à cet effet.

Les participants ont notamment appris la méthodologie de quantification des stocks de carbone dans une concession forestière. Ils ont également été formés sur plusieurs notions liées à l’arbre, à la forêt, au dioxyde de carbone, aux gaz à effet de serre, aux changements climatiques, aux puits de carbone, à l’inventaire forestier, à la biomasse, au carbone forestier, aux crédits carbone, à l’équation allométrique ainsi qu’au développement durable.

« Ces notions sont actuellement au cœur des débats internationaux, notamment en ce qui concerne la valorisation des ressources forestières et l’évaluation des efforts d’atténuation des changements climatiques. Nous sommes contents d’avoir remis des brevets à plus de 120 experts désormais capables de conduire des inventaires de carbone forestier et d’effectuer des calculs de biomasse », a déclaré le professeur Akweni Arindo, directeur du GEEC SARL et formateur principal à l’issue des assises.

De son côté, le professeur Jules Kitadi, doyen de la Faculté des sciences de l’Université de Kikwit (UNIKIK), est revenu sur la pertinence de cette formation dans un contexte mondial marqué par le réchauffement climatique.

« Nous sommes ici pour réfléchir aux réchauffements climatiques. La problématique est mondiale. Les conditions de vie ne sont plus les mêmes. Cela est provoqué par les activités anthropiques, c’est-à-dire les activités humaines : les forêts sont détruites, il n’y a plus d’arbres. Conséquence : le CO2, qui est un gaz à effet de serre, se retrouve répandu dans l’atmosphère. Au lieu d’être absorbé par les arbres à travers la photosynthèse, il s’accumule dans l’air parce que les forêts disparaissent. Nous devons donc corriger cette situation. C’est pourquoi cette formation est d’une importance capitale », a-t-il expliqué.

Il convient de noter que cette formation était certifiante et de portée internationale, plusieurs participants issus de différents pays ayant suivi les enseignements en ligne via Zoom.

L’activité s’est tenue dans un contexte marqué par les bouleversements climatiques. Les termes de référence rappellent que : « La forêt du Bassin du Congo, deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie, couvre plus de 200 millions d’hectares, dont environ 60 % se trouvent en République démocratique du Congo. Cette immense réserve de biodiversité joue un rôle crucial non seulement pour la stabilité climatique mondiale, mais aussi pour la survie de millions de personnes qui dépendent de ses ressources pour leurs moyens de subsistance ».

Pour sa part, le professeur ordinaire Alphonse Kapumba, recteur de l’UNIKIK, a salué cette initiative, estimant que cette formation produira des impacts visibles dans les prochains jours.

Tous les participants ont reçu des certificats de participation.

Badylon KAWANDA BAKIMAN

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