Dans le groupement de Ndayi Yimba, situé dans le secteur de l’Entre-Kasaï Lunyeka, territoire de Tshikapa (zone de santé de Kamuesha), les conditions d’accouchement restent très difficiles, selon une enquête menée dans plusieurs villages du secteur de Lunyeka.
Par manque de matériel médical, certaines femmes sont contraintes d’accoucher dans des conditions non sécurisées. Le cordon ombilical est parfois coupé avec des herbes ou des objets non stérilisés, exposant les nouveau-nés à de graves infections.
Un responsable d’une structure sanitaire locale déplore cette situation, dénonçant l’insuffisance de matériel essentiel.
« Nous travaillons avec beaucoup de difficultés. Il manque des gants, des lames stériles et d’autres matériels indispensables pour bien assister les femmes lors de l’accouchement », a-t-il expliqué.
De leur côté, les mères témoignent également de leur souffrance :
« Nous avons peur d’accoucher ici, mais nous n’avons pas d’autre choix. Parfois, nous devons recourir à des méthodes traditionnelles faute de mieux », confie une habitante de la localité.
La seule maternité de la zone est mal équipée et les frais restent élevés pour la population. Les familles doivent payer entre 25 000 et 30 000 FC pour un garçon, et environ 20 000 FC pour une fille.
Le chef du groupement, Bukala Muyaya Emman, lance un appel urgent aux autorités et aux partenaires pour venir en aide à la population :
« Nous demandons aux autorités et aux partenaires de soutenir notre population. Les femmes et les enfants sont en danger », a-t-il déclaré.
La situation nécessite une intervention rapide afin d’améliorer les conditions de santé maternelle et infantile dans cette partie du Kasaï.
Marcel Mbombo