RDC : la ministre du Genre, Micheline Ombae condamne fermement les violences sur une femme en maternité à Kinkole

Micheline Ombae Kalama, Ministre du Genre, Famille et Enfant de la RDC

Le ministre du Genre, Famille et Enfant de la République démocratique du Congo a pris la parole avec consternation suite aux images choquantes diffusées récemment, montrant une femme en plein accouchement victime de violences à l’Hôpital général de référence de Kinkole.

Dans sa déclaration, le ministre a qualifié ces actes d’« inacceptables, graves et inhumains », soulignant qu’ils sont contraires aux valeurs de la société congolaise et à la dignité de la femme. « Donner la vie ne doit jamais exposer une femme à l’humiliation, aux insultes ou à la violence. La maternité doit être un espace de protection, de respect et d’humanité », a-t-il insisté.

Le ministre a condamné fermement toutes les formes de violences faites aux femmes, y compris dans les structures de santé, rappelant qu’aucune femme ne doit être maltraitée ou frappée pendant le travail. Il a assuré que, en collaboration avec le ministre de la Santé, la justice a été saisie afin que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient établies. « Les auteurs de ces actes doivent subir la rigueur de la loi », a-t-il averti.

Il a également rappelé que « aucun contexte clinique ne saurait justifier des violences physiques ou une exposition publique humiliante d’une patiente » et que les principes fondamentaux de l’éthique médicale – respect de la dignité humaine, secret médical et droits des patients doivent toujours être respectés.

Appelant à une vigilance collective, le ministre a encouragé les victimes ou témoins de violences à signaler tout incident via le numéro 122. Il a précisé que le gouvernement travaillera avec le ministère de la Santé pour renforcer la sensibilisation du personnel médical sur le respect de la dignité des femmes, particulièrement pendant la maternité.

« Les femmes doivent être protégées pendant la grossesse, l’accouchement et après l’accouchement. Aucun professionnel de santé n’a le droit de commettre des violences sur une patiente. Le gouvernement restera ferme face à toutes ces dérives », a conclu le ministre, réaffirmant une politique de tolérance zéro contre les violences faites aux femmes.

Cette déclaration intervient dans un contexte où l’opinion publique réclame des mesures rapides et exemplaires pour prévenir toute répétition de tels actes dans les maternités et au sein des structures sanitaires de la capitale.

Christiane EKAMBO

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