La République démocratique du Congo a officiellement lancé la promotion de sa candidature au poste de secrétaire général de la Francophonie. Le gouvernement congolais a porté son choix sur Juliana Lumumba pour représenter le pays à cette fonction stratégique. Dans ce cadre, la section locale de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-RDC), en collaboration avec la Délégation générale à la Francophonie, a organisé, ce vendredi 27 mars à Kinshasa, une journée d’information à l’intention des journalistes.

Cette rencontre visait à éclairer les professionnels des médias sur les enjeux liés à cette candidature ainsi que sur le rôle de la Francophonie.

La cérémonie a été rehaussée par la présence du Secrétaire général aux Affaires étrangères, Apollinaire Langba Mbongi, qui a salué l’initiative et insisté sur l’implication des médias dans cette démarche.

« Nous sommes satisfaits de communier avec vous, professionnels des médias, sur une question d’intérêt national. Nous vous invitons à vous approprier cette démarche afin de mieux sensibiliser l’opinion publique sur les enjeux de la candidature de la RDC au poste de secrétaire général de la Francophonie », a-t-il déclaré.

Prenant la parole dans la salle Ramazani du bâtiment des Affaires étrangères, le délégué général à la Francophonie, le professeur Mabiala Ma Umba, a insisté sur la nécessité pour les journalistes de bien comprendre les mécanismes de cette organisation.
« Je me réjouis de me retrouver ici pour vous parler des enjeux liés au poste de secrétaire général de la Francophonie et d’apporter des éclaircissements qui vous permettront de mieux informer l’opinion publique congolaise et internationale », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la Francophonie ne se limite pas à un espace linguistique, mais constitue également une communauté de valeurs.
« La Francophonie, ce n’est pas seulement le partage de la langue française, c’est aussi un espace de solidarité, de coopération et de valeurs communes entre les États membres », a-t-il précisé.
Revenant sur l’historique de l’organisation, il a indiqué qu’elle a été créée en 1970 à Niamey, au Niger, sous l’appellation d’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), avant d’évoluer vers l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui regroupe aujourd’hui 88 États et gouvernements à travers le monde.
S’agissant du processus électoral, le professeur Mabiala Ma Umba a expliqué :
« Le ou la secrétaire général(e) sera élu(e) en novembre 2026, lors du Sommet de la Francophonie prévu au Cambodge. L’élection se fera à huis clos, par consensus ou, à défaut, par vote, et sera élu le candidat ayant obtenu la majorité simple des voix des membres présents et votants ».
Il a également mis en lumière la diversité des institutions de la Francophonie :
« La Francophonie est une constellation d’institutions. L’OIF est la plus connue, mais il existe également l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, l’Agence universitaire de la Francophonie, TV5MONDE, l’Association internationale des maires francophones ou encore l’Université Senghor ».
À travers cette journée d’information, les organisateurs entendent renforcer la compréhension des médias et encourager leur engagement dans la promotion de la candidature congolaise sur la scène internationale.
Keren TSHILEMBA