Maladie à virus Ebola : Roger Kamba rassure sur la capacité de la RDC à contenir cette épidémie

Face à la presse, ce mardi 19 mai, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe Tamfum, le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ainsi que le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, ont détaillé les mesures déjà mises en œuvre pour stopper la propagation de la maladie à virus Ebola.

Dans son intervention, Roger Kamba a assuré de la capacité de la RDC, en collaboration avec ses partenaires, à contenir cette crise sanitaire, mettant en avant l’expérience accumulée par le pays dans la gestion des précédentes flambées épidémiques.

« Nous avons contenu 15 épidémies d’Ebola, et tout cela sans vaccin ni médicaments spécifiques », a-t-il déclaré.

Le numéro un de la Santé publique a indiqué que le mécanisme de riposte est déjà mis en place. Ce dispositif comprend des sites de traitement, du matériel de protection individuelle et d’autres intrants, ainsi que du personnel de santé déployé sur le terrain pour assurer la prise en charge des 69 malades confirmés sur 543 cas recensés.

« Pendant même que nous parlons, 14 tonnes d’équipements sont en train d’être déchargées sur le tarmac de l’aéroport de Bunia, notamment grâce à l’UNICEF. Nous avons réagi rapidement », a-t-il déclaré.

Il a souligné que ces équipes assurent le suivi des cas contacts, l’isolement rapide des personnes suspectes ainsi que la sensibilisation communautaire au respect des mesures d’hygiène.

Par ailleurs, le ministre a invité la population au calme et au respect strict des mesures de prévention, notamment le lavage des mains avec de l’eau propre et du savon ou de la cendre, ainsi que l’interdiction de consommer de la viande de brousse.

Selon lui, cette stratégie demeure essentielle pour contrer la propagation et briser les chaînes de contamination, en raison de l’absence de vaccin et de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo actuellement en circulation.

Le directeur de l’INRB, Jacques Muyembe, a, pour sa part, établi une comparaison historique du taux de létalité entre les deux souches virales, soulignant que le variant Bundibugyo est moins mortel que la souche Zaïre, la plus fréquente en RDC.

De son côté, Patrick Muyaya a insisté sur la responsabilité de tous, notamment des médias, en cette période de crise sanitaire. Il a rassuré que des bulletins quotidiens seront mis à la disposition du public afin de permettre à la population d’accéder à une information fiable et de suivre en temps réel l’évolution de l’épidémie.

Blaise Bozenge

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