Lors d’un briefing de presse coanimé ce mardi 7 juillet avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la ministre de l’Environnement et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange, est revenue sur l’échouage et la mort de la baleine survenus la semaine dernière sur le littoral de Moanda, dans la province du Kongo Central.
La ministre a expliqué que cet événement constitue une première expérience pour la République démocratique du Congo. Elle a précisé qu’il ne s’agit pas d’un phénomène isolé, rappelant qu’il fait partie des comportements parfois observés chez les cétacés.
« La baleine, par nature, navigue et peut perdre la boussole. Lorsqu’elle se retrouve sur un banc de sable, il faut la remettre à l’eau. Mais cela nécessite des équipements appropriés », a expliqué Marie Nyange.
Elle a également reconnu les limites des moyens mobilisés sur le terrain, soulignant que les services spécialisés, notamment l’ICCN, ne disposent ni des équipements adéquats ni de la logistique nécessaire pour mener efficacement ce type d’intervention.
Toutefois, la ministre a assuré que cette situation permettra au pays de mieux se préparer à d’éventuels échouages de cétacés à l’avenir.
« À partir de cette première expérience, le pays prendra des mesures », a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, Marie Nyange a indiqué que le cétacé avait été inhumé dans un site sécurisé. Les reliques encore visibles sur la côte ont également été enfouies dans le strict respect des normes en vigueur.
Elle a enfin précisé que des études scientifiques pourraient être réalisées ultérieurement, notamment à travers des prélèvements, afin de déterminer avec précision les causes exactes de la mort de ce grand mammifère marin.
Blaise Bozenge