La République démocratique du Congo a officiellement lancé sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mois de juillet 2026. À l’occasion d’une conférence de presse inaugurale tenue le 1er juillet 2026 au siège de l’ONU à New York, le Représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies et président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, l’ambassadeur Zénon Mukongo, a présenté les grandes priorités ainsi que le programme de travail du Conseil.

Dans son allocution, le diplomate congolais a souligné la portée historique de cette présidence pour la RDC, qui retrouve la tête du principal organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales près de trois décennies après son précédent mandat, achevé en 1991.
« La République démocratique du Congo est profondément honorée d’assumer la présidence du Conseil de sécurité. Nous abordons cette responsabilité avec un profond sens du devoir et de l’humilité, pleinement conscients des attentes placées dans le Conseil à un moment où la paix et la sécurité internationales sont confrontées à des défis multiples et complexes », a déclaré Zénon Mukongo.
Le représentant permanent a assuré que la présidence congolaise sera guidée par les principes d’impartialité, de transparence, d’efficacité et d’inclusivité, avec pour ambition de favoriser le dialogue, de renforcer les consensus entre les membres et d’aboutir à des résultats concrets conformément à la Charte des Nations Unies.
Deux événements phares portés par la RDC
Parmi les temps forts du programme de juillet, la RDC organisera, le 9 juillet, un débat public de haut niveau consacré à l’agenda « Femmes, paix et sécurité », sous le thème : « Honorer la promesse du droit international pour les survivantes et survivants des violences sexuelles liées aux conflits ». Cette réunion sera présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Le 13 juillet, Kinshasa convoquera également une réunion de haut niveau consacrée à l’évaluation des lacunes du cadre normatif international concernant les ressources naturelles et la paix. Cette rencontre vise à examiner les insuffisances des mécanismes internationaux existants et à explorer des pistes pour une gouvernance plus cohérente des ressources naturelles dans les zones touchées par les conflits.
Le second grand rendez-vous de cette présidence interviendra le 22 juillet avec un débat public de haut niveau placé sous le thème : « Gouvernance des ressources naturelles : moteur de paix, de sécurité et de prospérité ». Cette séance sera présidée par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon l’ambassadeur Mukongo, la RDC entend mettre en lumière le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits armés, tout en encourageant les États membres à promouvoir une gestion responsable, transparente et durable de ces ressources comme levier de stabilité et de développement.
Au-delà des initiatives congolaises, le Conseil de sécurité examinera tout au long du mois plusieurs dossiers majeurs de l’actualité internationale.
Les membres du Conseil se pencheront notamment sur les situations au Liban, en Colombie, en Haïti ainsi que sur les questions relatives à Chypre et aux différents régimes de sanctions des Nations Unies.
La présidence congolaise a également rappelé que le Conseil demeure prêt à convoquer, à tout moment, des réunions d’urgence en fonction de l’évolution des crises internationales. Le processus d’élection du prochain Secrétaire général des Nations Unies pourrait également influencer le calendrier des travaux au cours du mois.
En conclusion, Zénon Mukongo a réaffirmé la volonté de la RDC de conduire les travaux du Conseil dans un esprit de dialogue et de coopération avec l’ensemble des États membres, des organisations régionales et des partenaires internationaux.
« Présider le Conseil de sécurité constitue à la fois un grand honneur et une profonde responsabilité. Nous sommes déterminés à conduire les travaux avec impartialité, transparence et dans le respect de la Charte des Nations Unies, afin d’obtenir des résultats concrets au service de la paix et de la sécurité internationales », a-t-il conclu.
Christiane EKAMBO