Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a plaidé, le 24 juin 2026 à La Haye, aux Pays-Bas, pour une accélération des enquêtes et des poursuites engagées par la Cour pénale internationale (CPI) contre les auteurs, commanditaires et complices des crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Au siège de la CPI, le ministre a porté la voix des millions de victimes des conflits armés, rappelant que les populations de l’Est continuent de subir des massacres, des déplacements forcés ainsi que de graves violations des droits humains.
Reçu par la présidente de la CPI, Tomoko Akane, en présence de la vice-présidente Reine Alapini-Gansou, Guillaume Ngefa a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre la RDC et la juridiction internationale afin d’identifier les chaînes de responsabilité et de lutter efficacement contre l’impunité.
La délégation congolaise s’est également entretenue avec le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang, au sujet de l’état d’avancement des enquêtes, de la coopération judiciaire ainsi que de la complémentarité entre les juridictions nationales et la Cour pénale internationale.
Pour les autorités congolaises, la justice internationale doit désormais produire des résultats concrets. Elles estiment que la lutte contre l’impunité constitue une condition essentielle au rétablissement de la paix, au renforcement de la confiance des populations et à la consolidation de l’État de droit.
La mission congolaise a enfin souligné la nécessité de moderniser les outils d’enquête et de renforcer les capacités du personnel judiciaire congolais afin d’améliorer l’efficacité du système national de justice.
Blaise Bozenge