Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tire la sonnette d’alarme sur la situation des populations vulnérables en République démocratique du Congo. Dans un rapport rendu public le 13 août 2026, l’organisation indique que plus de 8,6 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans l’Est du pays.
Selon le CICR, cette crise est aggravée par les restrictions des flux de biens aux frontières entre la RDC et le Burundi, ce qui affecte fortement les conditions de vie des populations, déjà fragilisées par les conflits et l’épidémie d’Ebola.
Face à cette situation, le CICR, en collaboration avec les autorités locales, a mis en place des mécanismes d’assistance destinés aux familles vulnérables.
Pour Abdoule Karim Diomandé, chef des programmes du CICR en RDC, il est urgent de permettre aux populations de reprendre leurs activités essentielles de subsistance. Il plaide notamment pour un accès sécurisé aux champs, aux marchés et aux points d’eau.
« Certes, Ebola tue. Mais ventre creux n’a pas d’oreille, dit-on. Nous avons mis en place des mécanismes pour organiser la distribution tout en respectant les mesures de prévention. Cette assistance permettra à chacun de continuer à les appliquer », affirme John Kabarole, chef d’une chefferie bénéficiaire en Ituri.
Toutefois, le responsable humanitaire exprime ses inquiétudes quant au risque d’aggravation de la faim et de la malnutrition si les populations restent privées de leurs moyens de subsistance.
Il appelle les différentes parties aux conflits à prendre des mesures pour protéger les civils et éviter de nouveaux déplacements forcés.
Il exhorte également les protagonistes à faciliter le passage rapide et sans encombre de l’assistance humanitaire au profit des populations affectées.
Blaise Bozenge