Le Secrétariat général de l’Intérieur et Sécurité a organisé, mardi 1er septembre 2026, une journée de réflexion sur l’égalité des genres, en marge de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA), célébrée chaque 31 juillet.

Cette activité a réuni des agents et cadres de cette administration, des experts du ministère du Genre ainsi que plusieurs invités. Elle avait pour objectif de favoriser la réflexion sur la construction d’une administration équilibrée, où l’égalité des droits et des chances est reconnue à tous.
Dans son mot de bienvenue, Aimé-Kilembe, point focal de la Cellule genre au Secrétariat général de l’Intérieur et Sécurité, a rappelé l’importance de la JIFA. Elle a souligné que cette célébration met notamment l’accent sur la promotion du leadership féminin, l’autonomisation économique des femmes et leur engagement dans la construction de la société.
Prenant la parole à cette occasion, le secrétaire général de l’Intérieur et Sécurité, Jean-Rigobert Tshimanga Musungayi, a exhorté les femmes à défendre leurs droits, tout en insistant sur la nécessité de renforcer leurs compétences pour une autonomisation durable et compétitive.
« Vous avez vos droits reconnus par la loi et je vous encourage à les défendre. Mais vous devez également avoir des compétences. Les femmes ont tous les atouts pour devenir autonomes dans notre société », a-t-il déclaré.

Deux interventions ont ensuite permis d’enrichir les échanges. La première, animée par Jean-Baptiste, expert à la Cellule technique mixte de masculinité positive du ministère du Genre, a porté sur la masculinité positive.
Dans son intervention, l’expert a rappelé les notions de base de cette approche, qu’il présente comme un levier important de transformation sociale durable. Selon lui, la masculinité positive favorise la participation de tous au processus de développement et contribue à la construction de milieux de travail pacifiques, solidaires et équilibrés. Il a ainsi appelé les hommes à s’engager pleinement dans cette dynamique.
Jean-Baptiste a également évoqué quelques avancées enregistrées par la République démocratique du Congo dans la promotion de la masculinité positive. Il a notamment cité l’adoption d’une stratégie nationale dédiée à cette approche, l’engagement des parlementaires en faveur des droits des femmes, son intégration dans le programme scolaire, la sensibilisation des leaders communautaires et des responsables des partis politiques, ainsi que la reconnaissance de douze ambassadeurs de la masculinité positive dans le pays.
De son côté, Anicette Ebamba a abordé la question de l’autonomisation durable des femmes et des jeunes filles en RDC. Elle a insisté sur l’importance de la formation et de l’éducation comme moyens permettant aux femmes de mieux connaître et défendre leurs droits.
Elle a également rappelé l’existence de plusieurs instruments juridiques, tant au niveau national qu’international, qui garantissent aux femmes les mêmes droits que les hommes.
Pour l’oratrice, cette démarche ne constitue pas une invitation à l’adversité entre les femmes et les hommes, mais plutôt une reconnaissance des droits des femmes dans un esprit de complémentarité et de collaboration.
À l’issue des exposés, une séance de questions-réponses a permis aux participants d’approfondir les différents sujets abordés.
Cette rencontre a ainsi constitué un moment de réflexion et d’engagement en faveur d’une administration territoriale plus équilibrée, inclusive et harmonieuse.
Blaise Bozenge