RDC: jusqu’à quand l’État congolais restera-t-il spectateur du calvaire des populations du Nord-Kivu et de l’Ituri? (Katembo Tsongo Léon)

Katembo Tsongo Léon

Dans les villes et territoires du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’inquiétude gagne les familles. D’un côté, les décès liés à la maladie à virus Ebola continuent de marquer les esprits. De l’autre, les récents massacres attribués aux ADF en Ituri et dans le Grand Nord viennent rappeler la fragilité de la sécurité des populations.

C’est face à cette double tragédie que Katembo Tsongo Léon, un cadre politique du BUREC, Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, parti politique de Julien Paluku Kahongya, actuel ministre du commerce extérieur, interpelle directement l’État congolais.

« D’un côté, la maladie. De l’autre, les massacres. Et au milieu, une population abandonnée à son triste sort », déplore-t-il.

Pour lui, l’heure n’est plus aux discours. L’État doit, selon son appel, passer aux actes en sécurisant les populations, « en renforçant le renseignement et les forces de sécurité dans les zones à risque, mais aussi en protégeant les structures sanitaires et en assurant une véritable prise en charge des victimes et des déplacés ».

Au-delà de la douleur provoquée par les violences, Katembo Tsongo Léon estime que la répétition des massacres nourrit désormais des soupçons extrêmement graves. Il demande que ces interrogations, qu’elles soient confirmées ou infirmées, fassent l’objet d’enquêtes sérieuses et transparentes.

« Les auteurs et leurs éventuels complices doivent répondre de leurs actes devant la justice », insiste-t-il.

Dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le sentiment exprimé est celui d’une population qui ne réclame pas de privilège, mais une protection effective.

« La population de Lubero, de l’Ituri et du Grand Nord ne demande pas de faveur. Elle demande le droit élémentaire de vivre en sécurité », souligne le surnommé  »Sentinelle du Peuple. »

Son message au gouvernement se termine par une interrogation lourde de sens : « Qui viendra nous sauver d’Ebola et des crocs meurtriers des ADF-NALU si l’État, dont la mission première est de nous protéger, reste incapable d’agir efficacement ? »

Djiress Baloki

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