Lubumbashi : deux policiers chargés de sécuriser une station-service tués par des hommes armés

Vue de Lubumbashi

Deux policiers en service pour assurer la sécurité d’une station-service ont été tués par des hommes armés dans la soirée du dimanche 6 septembre 2026 à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. L’attaque s’est produite dans la zone de La Vallée, non loin de l’avenue Manono, où les assaillants ont ouvert le feu sur les deux agents avant de quitter les lieux.

D’après les informations recueillies par notre rédaction auprès du Cadre de concertation de la société civile locale, les auteurs de l’attaque ont également emporté une importante somme d’argent.

Ils auraient ensuite pris la fuite à bord d’un véhicule Nissan rouge, dépourvu de plaque d’immatriculation. L’information a été rapportée par Bertin Tshoz, membre du Cadre de concertation dans la thématique de la gouvernance sécuritaire et de la paix.

Ce double meurtre vient s’ajouter à une série d’incidents qui inquiètent la société civile dans le Haut-Katanga. Le 2 septembre, un jeune homme avait été tué dans sa parcelle située près de l’usine Huachin, sur la route Kakotwe à Likasi.

Deux jours plus tard, le corps sans vie d’un haut cadre de Tenke Fungurume Mining avait été retrouvé à Lubumbashi. Le Cadre de concertation estime ainsi à quatre le nombre de personnes tuées en six jours dans ces différents événements.

Pour prévenir de nouveaux drames, la société civile sollicite une réaction rapide des autorités provinciales, notamment à travers l’ouverture d’enquêtes destinées à retrouver les responsables et à les traduire en justice.

Elle demande aussi davantage de patrouilles mixtes à Hewa Bora, Manono et La Vallée, ainsi que l’instauration d’un numéro vert pour permettre aux habitants de signaler les véhicules suspects, particulièrement ceux dépourvus de plaques d’immatriculation.

Cette attaque rappelle celle de novembre 2025, lorsqu’un policier affecté à la surveillance de la station-service Habeb, dans le quartier Kalubwe, avait également été tué lors d’un cambriolage nocturne.

Marcel Kakule

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