Afrique centrale : la CEEAC avance vers un cadre commun de gouvernance des données transfrontalières

Réunis à Douala, les experts des États membres de la CEEAC ont posé de nouvelles bases pour harmoniser la gouvernance et la circulation transfrontalière des données en Afrique centrale. La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a franchi une nouvelle étape dans son ambition de renforcer l’intégration numérique régionale. Du 31 août au 4 septembre 2026, Douala, au Cameroun, a accueilli un atelier régional consacré à l’élaboration d’un cadre commun de gouvernance transfrontalière des données.

Pendant cinq jours, les experts des États membres ont confronté leurs expériences et leurs approches afin d’évaluer le niveau de préparation des différents pays et de dégager les bases techniques d’un futur dispositif régional.

Au cœur des échanges : l’identification et la consolidation des principaux piliers devant structurer le cadre régional de gouvernance transfrontalière des données.

Les participants ont notamment examiné les résultats relatifs au niveau de préparation des États membres et travaillé à l’harmonisation des contributions techniques. L’objectif était de parvenir à un consensus régional susceptible de faciliter la coopération entre les pays de la CEEAC dans un domaine devenu stratégique avec l’accélération de la transformation numérique.

La mise en place de règles et de mécanismes communs apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour accompagner la circulation des données entre les États tout en renforçant la coordination régionale.

Le lancement des travaux a été marqué par l’intervention de Guichard Tsangou Wanvoukissa, Directeur des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique de la CEEAC.

Il a insisté sur la responsabilité des experts dans la réussite du processus, les qualifiant de « chevilles ouvrières » de cette démarche. Leur rôle sera notamment déterminant dans la mise en œuvre et le suivi des recommandations qui découlent de ces assises.

Cette étape doit donc contribuer à transformer les différentes contributions nationales en une vision régionale partagée de la gouvernance des données.

L’atelier a bénéficié de l’appui technique et financier de la GIZ, de l’AUDA-NEPAD, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de la Commission de l’Union africaine (CUA).

La délégation de la Commission de la CEEAC était conduite par Guichard Tsangou Wanvoukissa. Elle comprenait également Bonheur Djerabe Djatto, Directeur des Systèmes d’information, et Abdel Hamit Fadoul Abdoulaye, Agent administratif supérieur à la Commission de la CEEAC.

À travers ces travaux, la CEEAC entend renforcer les bases d’une intégration numérique régionale capable de répondre aux nouveaux enjeux liés à la donnée et à son utilisation au-delà des frontières nationales.

Journal Des Nations

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