Fonction publique : le ministre Jean-Pierre Lihau prône la considération, le dialogue et la proximité avec les agents

Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau

Le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau affirme avoir placé la considération et le respect du fonctionnaire au cœur de son action à la tête de ce ministère.

S’exprimant mardi 22 septembre 2026, dans le cadre de l’exercice de la recevabilité des actions du gouvernement Suminwa 2, Jean-Pierre Lihau explique avoir notamment privilégié une philosophie basée sur le dialogue, aussi bien avec les partenaires sociaux et les syndicats qu’avec les agents publics eux-mêmes.

« Ce que j’ai apporté, en somme, qu’est-ce que je peux dire ? De la considération. La considération du fonctionnaire, le respect », a-t-il déclaré.

Le ministre cite notamment les rencontres directes avec les agents. Chaque mercredi, dit-il, il organise un espace appelé « Farafara avec le GPM », au cours duquel un fonctionnaire peut le rencontrer sans rendez-vous, quel que soit son grade, sa provenance ou son rang social.

Pour lui, cette proximité permet de créer la confiance au sein de l’administration publique.

« Ce qui peut bâtir une nation, c’est la confiance dans les attitudes et la considération », estime le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau,« ajoutant que derrière chaque numéro matricule « se cache un père ou une mère de famille ».

Selon le ministre, lorsqu’un agent se sent considéré, quelle que soit sa condition ou ses difficultés, il peut davantage adhérer à une vision et à une démarche communes. Cette confiance, estime-t-il, peut contribuer à instaurer une paix sociale au sein de l’administration.

Le ministre insiste également sur la responsabilisation des agents et sur une nouvelle manière de prendre les décisions.

« Un ministre de la Fonction publique ne peut pas venir décider sur tout sans écouter les premiers acteurs de l’administration publique. Moi, ce que j’ai fait, c’est que j’ai cassé la verticalité du pouvoir pour adopter l’horizontalité du pouvoir », affirme-t-il.

Il présente cette démarche comme un changement de paradigme, marqué par le passage d’une gestion verticale à une approche plus participative.

Jean-Pierre Lihau précise toutefois que cela ne signifie pas renoncer à la décision, mais plutôt construire celle-ci à partir de l’écoute et de la prise en compte des différents avis.

« Je ne décrète pas sur tout, je n’arrête pas des décisions sur tout. J’écoute, je construis, je prends en considération les avis des uns et des autres, et à partir de ce moment-là, je fais la décision », a-t-il conclu.

Djiress Baloki

Laisser un commentaire