RDC : le chef de la MONUSCO, James Swan alerte sur la persistance des violences dans l’Est malgré les efforts de paix

James Swan, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO

Malgré la poursuite des processus diplomatiques de Washington, de Doha et de l’Union africaine, les violences armées continuent d’affecter l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le constat a été dressé mardi 29 septembre par James Swan, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO, lors d’un briefing devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Au Nord-Kivu, les affrontements entre l’AFC/M23, les forces gouvernementales et leurs alliés se poursuivent principalement dans les territoires de Masisi et de Walikale. James Swan indique que l’AFC/M23 conserve le contrôle d’une large partie de la province.

« Malgré ces avancées diplomatiques, les développements observés dans l’est de la RDC soulignent l’ampleur des défis qui subsistent », a déclaré James Swan devant le Conseil de sécurité.

En Ituri, la situation demeure également fragile. Selon le chef de la MONUSCO, les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, ont intensifié leurs activités dans le territoire de Mambasa et le long de la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu, notamment autour des sites miniers.

Face à cette situation, la MONUSCO indique avoir renforcé ses patrouilles dans les zones exposées. Depuis son dernier exposé devant le Conseil de sécurité, la Mission et les FARDC ont effectué 3 115 patrouilles conjointes, tandis que sa composante Police en a mené 1 139.

La situation sécuritaire aggrave par ailleurs la crise humanitaire. Environ 26,5 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë et 6,1 millions sont déplacées à l’intérieur du pays.

« Ces violations des droits de l’homme surviennent dans un contexte humanitaire où le conflit, les déplacements de population, l’insécurité alimentaire et l’épidémie d’Ebola se conjuguent, avec de graves conséquences pour les femmes et les enfants », a-t-il déclaré.

Au 28 septembre, 8 067 cas confirmés d’Ebola et 3 901 décès avaient été rapportés dans sept provinces, selon les chiffres présentés par James Swan au Conseil de sécurité.

Le chef de la MONUSCO a appelé toutes les parties à maintenir leur engagement dans les processus de paix de Washington et de Doha, ainsi que dans les efforts menés sous l’égide de l’Union africaine.

Gloire Tsongo

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