Deux personnes auraient été tuées et un enfant blessé par balle lors d’une fusillade impliquant un présumé militaire des FARDC, mercredi 30 septembre 2026, à Mbimbi, à l’ouest de Biakato, chef-lieu de la chefferie de Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en Ituri.
Selon des sources locales et la société civile forces vives de Babila-Babombi, le militaire aurait ouvert le feu sur trois personnes avant de se diriger vers Mbimbi. Deux victimes auraient succombé à leurs blessures, tandis qu’un enfant aurait été touché par balle.
Cet incident aurait provoqué la colère des habitants. Ceux-ci auraient poursuivi le militaire jusqu’à Mbimbi, où il aurait ensuite été tué par la population.
Les circonstances exactes de sa mort ainsi que l’identité des victimes restent à déterminer.
« Nous condamnons ce comportement avec la dernière énergie. Nous rappelons aux autorités militaires de remettre de l’ordre au sein de leurs troupes », a déclaré Chanito Mayao, vice-coordonnateur de la société civile forces vives de Babila-Babombi.
Le responsable de la société civile a également condamné le recours à la justice populaire, rappelant que celle-ci n’est pas autorisée par la loi congolaise. Il a par ailleurs appelé à la restitution de l’arme qui aurait été emportée après la mort du militaire.
« Les armes et les munitions données par le gouvernement sont destinées à défendre l’intégrité du territoire et à protéger la population, et non à tuer les civils », a-t-il ajouté.
La société civile appelle les autorités militaires et administratives à faire toute la lumière sur cet incident, à établir les responsabilités et à prendre les mesures nécessaires afin de prévenir de nouveaux incidents impliquant les forces de sécurité et la population civile.
Gloire Tsongo