La République démocratique du Congo poursuit ses efforts pour renforcer la qualité des services d’eau potable et la durabilité des infrastructures hydrauliques. Réunis à Kinshasa dans le cadre d’une session extraordinaire du Comité national de normalisation (CNN), les membres de cette structure et les experts du secteur examinent des normes destinées à mieux encadrer le service public de l’eau. L’objectif est d’aboutir à l’adoption de 22 normes d’ici la clôture des travaux, prévue le vendredi 23 octobre 2026.
Sous la direction du président du CNN, le secrétaire général à l’Industrie, Saturnin Wangwamba, les travaux ont débuté le lundi 19 octobre dans la salle Service Unit de la GIZ, avec l’appui technique de Dongobada Firmin Hilaire, consultant de cette organisation allemande de coopération internationale.

Dès l’ouverture de cette session extraordinaire, cinq normes socio-économiques ont été examinées et adoptées. Selon le facilitateur, ces normes définissent les standards du service rendu aux usagers. Elles concernent notamment l’accès au service public de l’eau, la qualité des prestations, les niveaux de fourniture, la protection des consommateurs ainsi que l’harmonisation de la terminologie utilisée dans le secteur.

Les travaux se sont poursuivis mardi 20 octobre avec l’examen de normes techniques destinées à améliorer la réalisation et la qualité des infrastructures, ouvrages et équipements hydrauliques.
Pour Dongobada Firmin Hilaire, l’enjeu est de doter le pays de références techniques permettant de construire des ouvrages adaptés aux besoins des populations et capables de fonctionner durablement.
« Aujourd’hui, quand on veut faire un forage, on doit voir comment il faut le réaliser pour qu’il puisse fonctionner de manière durable et fournir aux populations la quantité et la qualité d’eau requises », a-t-il expliqué.
Le consultant a également insisté sur la nécessité d’encadrer les chantiers liés au service public d’eau potable, notamment pour limiter les perturbations subies par les populations, réduire les atteintes à l’environnement et garantir la qualité des infrastructures à la fin des travaux.
La protection des ressources en eau constitue un autre axe important de cette démarche. Certaines exigences concernent la protection des captages d’eaux souterraines et de surface, afin de prévenir les pollutions et de préserver la qualité des ressources destinées à l’alimentation des populations.
Présent à ces assises, Gauthier Mpanga Mbuya, secrétaire exécutif du Comité électrotechnique national (CEN-RDC), a souligné la portée de cette initiative pour la population congolaise.
« Ces normes sont très utiles pour la population dans la mesure où, si elles sont mises en œuvre, elles vont résoudre un véritable problème de santé publique et d’accès de tous à l’eau potable », a-t-il déclaré.
Il a également relevé l’importance de ces travaux, qui doivent permettre à la RDC de disposer d’instruments de référence pour le secteur de l’eau.
La session extraordinaire du CNN se poursuivra jusqu’au vendredi 23 octobre 2026. À travers cette démarche, le pari est d’adopter au total 22 normes pour renforcer les exigences applicables au service public de l’eau, améliorer la qualité des ouvrages et contribuer à un accès plus durable à l’eau potable en République démocratique du Congo.
Christiane Ekambo