La deuxième édition de la Semaine nationale du climat (SENAC 2) a officiellement clôturé ses travaux le vendredi 30 octobre 2026, au Centre culturel de Kinshasa, au terme de cinq jours d’échanges autour du thème : « La RDC à l’ère du développement des marchés carbone : opportunités pour tous et perspectives d’avenir ». Ces assises ont permis de renforcer la réflexion nationale sur les enjeux climatiques et les opportunités qu’offre l’économie verte.

Représentant le chef du gouvernement à cette cérémonie, le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé l’ambition de la République démocratique du Congo de faire de ses ressources naturelles un véritable levier de développement.
« La République démocratique du Congo entend ériger ses ressources naturelles en moteurs de développement, tout en se positionnant comme un acteur majeur des solutions climatiques mondiales », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur l’importance de garantir la crédibilité des crédits carbone produits en RDC, notamment grâce à l’utilisation d’outils performants de rapportage et de prélèvement, afin de produire des résultats authentiques, vérifiables et reconnus à l’échelle internationale.
De son côté, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange, a appelé à la concrétisation des recommandations issues de ces assises, estimant que leur clôture doit marquer le début d’une nouvelle phase d’action.
« La Semaine du climat se termine aujourd’hui, mais l’action ne fait que commencer. Les engagements pris ici doivent se traduire en résultats visibles pour nos populations : plus d’opportunités pour nos communautés locales et les peuples autochtones, plus d’emplois verts pour les jeunes, plus d’énergie propre, davantage d’investissements durables et plus de prospérité partagée », a-t-elle souligné.
La ministre a également indiqué que les conclusions de ces travaux constituent des atouts essentiels pour assurer une participation efficace de la RDC à la COP31, prévue à Antalya, en Turquie.
Parmi les principales avancées enregistrées figurent la mise en place effective du registre national « Lumière » et le développement de projets verts bancables. Ces initiatives mettent notamment l’accent sur la transition énergétique, la valorisation des minerais critiques et le développement d’une industrie verte, dans le cadre de la lutte contre la déforestation et de la promotion d’une économie durable.

Dans leur document final, les participants ont également recommandé d’accélérer l’opérationnalisation du marché carbone, à travers la finalisation du cadre juridique ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle, de certification et de traçabilité. Ils ont aussi plaidé pour la constitution d’un portefeuille national de projets carbone et verts bancables, ainsi que pour une mobilisation accrue des banques et des institutions financières en vue de renforcer les financements climatiques.
La cérémonie de clôture a, par ailleurs, été marquée par la signature du document du Programme d’Appui aux Bassins d’Approvisionnement de Kinshasa (PROBAK), dans le cadre d’un partenariat entre le gouvernement congolais et l’Initiative pour les forêts de l’Afrique centrale (CAFI).
Ce programme vise à promouvoir les paiements pour services environnementaux (PSE), en conciliant le développement économique local, l’amélioration des conditions de vie des populations et la préservation des écosystèmes forestiers du bassin du Congo.
Blaise Bozenge