Au moins 33 civils ont été tués lors d’une incursion attribuée aux combattants présumés des Forces démocratiques alliées (ADF), survenue vers 23 h 50, dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026, dans l’agglomération de Cantine-Aloya, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Selon Justin Paluku Kavalami, président de la société civile Forces vives du groupement Baswagha-Madiwe, joint au téléphone ce vendredi, l’attaque a notamment ciblé les quartiers Kananga, Lubumbashi, Yambiyaya et Kimakangé, dans la localité de Baswagha-Lubena, secteur de Beni-Mbau.
L’acteur de la société civile fait état d’un bilan provisoire de 33 corps de civils retrouvés. Certaines victimes auraient été abattues par balle, tandis que d’autres auraient été égorgées. Il signale également l’incendie de plus de 50 maisons d’habitation et de commerce, ainsi que de véhicules et de motos.
« Pour l’instant, nous avons un bilan provisoire de 33 corps de personnes tuées. Certaines ont été tuées par balle et d’autres égorgées, suivant le mode opératoire de l’ennemi », rapporte Justin Paluku Kavalami.
Cette attaque provoque également des déplacements de populations. D’après notre source, plusieurs habitants fuient leurs domiciles pour rejoindre des zones qu’ils estiment plus sécurisées, notamment Mabalako, Butembo et la ville de Beni.
Le président de la société civile se dit particulièrement préoccupé par les circonstances de cette incursion. Il affirme que des renforts des forces loyalistes avaient été déployés dans la région, notamment jeudi, sur l’axe par lequel les assaillants seraient arrivés.
« Nous n’arrivons pas à comprendre comment l’ennemi a attaqué la population civile et contourné toutes les forces de défense. Cela met la population dans une confusion totale », déplore-t-il.
Le bilan demeure provisoire et pourrait évoluer au fur et à mesure des vérifications sur le terrain.
Gloire Tsongo/Beni