La République démocratique du Congo se rapproche d’un rendez-vous que toute une génération attend. Les Léopards disputeront la finale du barrage intercontinental le 31 mars prochain, au Mexique, avec en ligne de mire une qualification pour la Coupe du monde. Une victoire suffira pour renouer avec l’histoire.
Depuis la participation du Zaïre au Mondial 1974, le football congolais n’a plus retrouvé la plus grande scène internationale. Plusieurs générations se sont succédé, souvent proches de l’exploit, sans jamais franchir l’ultime obstacle. Cette fois, l’opportunité est bien réelle : les Congolais ne sont plus qu’à un match de mettre fin à plus de cinq décennies d’attente.
Sous la conduite de Sébastien Desabre, la sélection congolaise a franchi un cap. Sa progression au classement FIFA lui a permis d’accéder directement à la finale du tournoi, sans passer par les demi-finales. Une reconnaissance du travail accompli ces dernières années, fondé sur la régularité et la stabilité du groupe.
En finale, la République démocratique du Congo sera opposée au vainqueur du duel entre la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque. Sur le papier, l’avantage semble pencher du côté congolais. Mais dans ce type de confrontation à élimination directe, la vigilance reste de mise.
Des noms comme Shabani Nonda ou Lomana LuaLua ont marqué le football congolais sans jamais disputer une Coupe du monde. Aujourd’hui, les Léopards ont l’occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire et d’offrir au pays ce rendez-vous tant attendu.
Au-delà des individualités, c’est la force du collectif qui se dégage. Structurée, disciplinée et compétitive, la sélection congolaise s’appuie sur des joueurs habitués aux exigences du haut niveau. Le projet porté par Sébastien Desabre a donné naissance à une équipe capable de gérer les temps forts comme les moments de pression.
Guillaume MABALA